À la recherche d'Expo 67

Des Uqamiens participent à une exposition qui revisite l'Exposition universelle de Montréal.

13 Juillet 2017 à 13H02

Des Uqamiens participent à une exposition qui revisite l'Exposition universelle de Montréal. Sur la photo: Stéphane Gilot, [titre à venir], 2017. Installation multimédia. Capture d’écran. Avec l’aimable permission de l’artiste.
Photo :Stéphane Gilot

Plusieurs artistes professeurs, diplômés et chargés de cours participent à l'exposition collective À la recherche d'Expo 67 qui souligne le 50e anniversaire de l'Exposition universelle de Montréal. Présenté au Musée d'art contemporain de Montréal (MAC) jusqu'au 9 octobre prochain, l'événement propose un regard inédit sur l'Exposition, notamment en matière d'architecture, d'art sonore, d'arts visuels, de cinéma et de musique. L'exposition présente 19 œuvres conçues par des artistes québécois et canadiens contemporains, dont 16 créations inédites. À la recherche d'Expo 67 a été l'occasion pour les artistes de plonger dans les archives et dans l'histoire pour réinventer l'esprit d'Expo 67 avec une approche contemporaine et un regard actuel. L'événement se déploie sous trois formes: nouvelles créations, recréations d'œuvres originales avec des technologies actuelles et activations de contenus d'archives.

Le professeur à l'École des arts visuels et médiatiques Stéphane Gilot revisite Expo 67 au moyen de la plateforme de jeu de vidéo de construction Minecraft. Les visiteurs sont invités à participer à la construction d’un monde virtuel et à le parcourir tout en explorant les formes vectorielles si caractéristiques de l’architecture d’Expo 67 comme le cube, le triangle et leurs multiples variantes. La forme pentagonale de la table est une référence directe au film Quintet de Robert Altman qui avait été tourné en 1979 sur le site de l’Expo. Se déroulant dans un futur post-apocalyptique, le film dépeint comment l’ordre social établi par un gouvernement-casino est maintenu par un jeu basé sur le pentagone. Le lien avec le sort des pavillons du Québec et de France, transformés en casino, est frappant. 

Emmanuelle Léonard, Le huitième jour, 1967-2017, 2017. Arrêt sur image. Avec l’aimable permission de l’artiste. Photo: Emmanuelle Léonard

Marie-Claire Blais, chargée de cours à l'École de design, et Pascal Grandmaison (B.A. arts visuels, 1994) ont tourné des images dans les îles d'Expo 67. S'inspirant du film Le huitième jour, réalisé par Charles Gagnon pour le pavillon chrétien, la diplômée Emmanuelle Léonard (M.A. arts visuels et médiatiques, 2002) propose un montage d'images tirées d'Internet qui témoigne des conflits ayant sévi depuis 1967. Dans une installation multimédia, Jean-Pierre Aubé (M.A. arts plastiques, 1998) revisite à sa manière le pavillon du Kaléidoscope avec une œuvre vidéographique aux effets psychédéliques montrant en accéléré la cristallisation de produits chimiques.

À la recherche d'Expo 67 s'inscrit dans la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal.

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