Hommage à Louise Lecavalier

L'UQAM remet un doctorat honoris causa à la danseuse et chorégraphe pour sa créativité exceptionnelle.

18 Décembre 2017 à 13H03

Le doyen de la Faculté de arts, Jean--Christian Pleau, la danseuse et chorégraphe Louise Lecavalier et la directrice du Département de danse, Manon Levac.
Photo :Alexis Aubin

L’UQAM a décerné un doctorat honorifique à la danseuse et chorégraphe Louise Lecavalier, sur la recommandation du recteur Robert Proulx. Par ce geste, l’Université veut reconnaître sa créativité exceptionnelle ainsi que le rayonnement international de son talent. La distinction lui a été remise le 15 décembre dernier, à l'occasion du spectacle des finissants en danse de l'UQAM, où elle a déjà enseigné.

Louise Lecavalier débute sa carrière professionnelle à l'âge de 18 ans avec le Groupe Nouvelle Aire, dirigé par Martine Époque, qui deviendra plus tard professeure à l'UQAM. Elle y côtoie alors les danseurs et chorégraphes Édouard Lock et  Paul-André Fortier. En 1981, elle se joint à La La La Human Steps, compagnie fondée par Édouard Lock, dont elle sera la figure emblématique pendant près de 20 ans.

En 1999, Louise Lecavalier entreprend une carrière solo. Elle collabore avec plusieurs grands noms de la danse, tels que Tedd Robinson, Benoît Lachambre , Crystal Pite, Laurent Goldring, Hahn Rowe, Nigel Charnock et à nouveau Édouard Lock . En 2006, la danseuse et chorégraphe fonde sa propre compagnie, Fou glorieux, qui suscite l’enthousiasme en Europe, en Asie et dans les Amériques.

Louise Lecavalier a reçu de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, dont le Bessie Award, le prix Jean A. Chalmers, le Prix de la danse de Montréal, le prix Léonide Massine, en Italie, le prix du Gouverneur général du Canada pour les arts du spectacle et le Prix du Québec Denise-Pelletier. Officière de l’Ordre du Canada, elle est aussi Compagne de l’Ordre des arts et des lettres du Québec.

Cette artiste accomplie a acquis une maturité qu’elle résume ainsi: «Tout ce dont je suis faite, tout ce que je vois nourrit la danse. Je danse tout le temps!» Qu'elle porte des souliers pointus ou des bottines, un tutu ou un bustier, un pantalon de cuir ou des collants de dentelle, avec elle, tout est possible. Vrilles, chutes, grâce et force acrobatique se fondent avec fluidité dans des mouvements d'une grande précision. En duo, elle s’abandonne totalement à son partenaire ou, au contraire, lui résiste. Selon le magazine britannique Melody Maker, Louise Lecavalier est la «danseuse la plus brillante et la plus tragique de notre époque».

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