Santé mentale et travail

L'Institut universitaire en santé mentale crée une chaire de recherche dirigée par Marc Corbière.

11 Avril 2017 à 13H47

Marc Corbière

Le professeur Marc Corbière, du Département d'éducation et pédagogie, est le directeur de la nouvelle Chaire de recherche en santé mentale et travail, créée par la Fondation de l'Institut universitaire en santé mentale, en partenariat avec la Banque Nationale et iA Groupe financier. Cette chaire, une première dans le domaine au Québec, est dotée d'un fonds de départ de 1,4 million de dollars.

L'objectif de cette chaire est de mettre au point de nouvelles stratégies d'intervention efficaces afin d'aider non seulement les employés aux prises avec la maladie, mais également tous les autres acteurs concernés tels que les gestionnaires, les professionnels en ressources humaines, les intervenants en santé mentale, les collègues de travail, les syndicats et les assureurs. «Il est nécessaire que tous ces acteurs clés connaissent bien leur rôle, puissent avoir accès rapidement aux informations concernant l'employé, ses limitations fonctionnelles en particulier, et soient en mesure de communiquer entre eux, autant durant le congé de maladie que pendant le retour progressif ou la réinsertion sur le marché du travail régulier», explique Marc Corbière, qui est également chercheur à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal).

Pour atteindre cet objectif, le chercheur promet de développer des outils pratiques tels des questionnaires et des applications mobiles qui amélioreront les interventions en milieu de travail et favoriseront un retour durable et en santé pour les employés en absence.

Quelques faits saillants  

En 2011, 21,4 % des travailleurs étaient aux prises avec un trouble de santé mentale.

Au moins 30 % des absences au travail sont dues à des problèmes de santé mentale.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, la dépression deviendra en 2020 la première cause d'invalidité.

Parmi les personnes atteintes d'un trouble de santé mentale plus sévère et qui tentent de réintégrer le marché du travail, 40 % échouent et ce, malgré l'accès à des interventions qui ont fait leurs preuves.

Les troubles de santé mentale représentent environ 51 milliards de dollars par année, non seulement en frais médicaux, mais aussi en perte de productivité pour les organisations canadiennes. Ils entraînent une baisse significative de la qualité de vie des personnes concernées.

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE