Pour l'égalité des sexes

Relais-femmes reçoit près de 400 000 dollars pour promouvoir la collaboration entre groupes de femmes et universités.

5 Septembre 2017 à 14H01

Photo: Istock

L’organisme féministe Relais-femmes a obtenu une aide financière de près de 400 000 dollars de Condition féminine Canada pour un projet de trois ans qui encouragera la collaboration entre des groupes de femmes et des universités québécoises,  en vue de promouvoir l'égalité entre les sexes. Chapeautant  plus de 90 groupes de femmes locaux, régionaux et provinciaux, Relais-femmes est un partenaire de l'UQAM depuis 1982 en vertu d'un protocole d'entente géré par le Service aux collectivités (SAC), qui vise à favoriser des projets communs en matière de recherche et de formation.

Relais-femmes fait partie des sept organismes montréalais qui ont reçu au total plus de 2,5 millions de dollars afin de réaliser une gamme de projets visant à aplanir les obstacles à l'égalité des sexes, a annoncé la ministre fédérale de la Condition féminine, Maryam Monsef, le 9 août dernier. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un investissement fédéral plus large de 18 millions de dollars, dont l'objectif est de mettre en place un réseau pancanadien formé de 150 chefs de file locaux qui appuiera des projets favorisant l'égalité entre les sexes à l'échelle du pays.

«Ces femmes leaders, provenant de partout au Canada, se rencontreront à plusieurs reprises au cours des trois prochaines années afin d'échanger sur des projets», explique Lyne Kurtzman, agente de développement au SAC et responsable du protocole d'entente Uqam/Relais-femmes. Celle-ci a été nommée à titre d’experte pour aider au développement de maillages au Québec entre des groupes de femmes et des universités. «L'expérience de partenariat entre l'UQAM et Relais-Femmes, par l'entremise  du SAC, servira en quelque sorte de modèle», souligne-t-elle.

Structures collaboratives permanentes

Le projet de Relais-femmes vise à mettre sur pied des structures collaboratives  permanentes entre des universités et des groupes de femmes. «Jusqu'à maintenant, l'Université Laval et l'Université du Québec à Rimouski ont été approchées, note Lyne Kurtzman. À l'Université Laval, par exemple, des chercheuses ont créé l'hiver dernier un institut féministe en santé et égalité, alors qu'à Rimouski, de jeunes chercheuses en études féministes ont dit oui au projet. Ce sont des conditions favorables pour la mise en place de structures collaboratives pérennes.»

Des comités conjoints paritaires composés de chercheuses universitaires et de représentantes de tables régionales de groupes de femmes seront mis sur pied et travailleront à l'élaboration de projets de recherche et de formation communs. «On peut penser à des projets reliés à la violence sexuelle sur les campus collégiaux et universitaires ou encore à la discrimination dont les femmes immigrantes font l'objet, notamment dans le monde du travail», observe l'agente de développement.

Relais-femmes envisage également de créer une communauté de pratique virtuelle pour appuyer la collaboration et l'échange de pratiques exemplaires. «Ce réseau d'information et de formation se déploiera d'abord à l'échelle québécoise, puis pancanadienne», dit Lyne Kurtzman.   

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