Mission parisienne

Le recteur de l'UQAM a mené une délégation à la rencontre de partenaires universitaires français.

27 Janvier 2017 à 12H18

Visite à la Délégation générale du Québec à Paris.

Une délégation de l'UQAM menée par le recteur Robert Proulx était en mission à Paris, du 14 au 21 janvier dernier, afin de rencontrer des partenaires universitaires français et des diplômés établis outre-mer. Le directeur du Service des relations internationales, Sylvain St-Amand, faisait partie du voyage, tout comme la directrice du Bureau des diplômés, Joëlle Ganguillet, le directeur général de la Fondation de l'UQAM, Pierre Bélanger, et la directrice de cabinet du recteur, Céline Séguin.

«Il s'agissait de réaffirmer la présence de l'UQAM auprès de la représentation officielle du Canada et du Québec à Paris et faire connaître nos axes stratégiques et nos objectifs pour la France, explique le recteur Proulx. Nous avons aussi rencontré quelques-uns de nos partenaires universitaires afin de discuter avec eux de nouvelles pistes de collaboration en recherche et en formation. C'était, enfin, une occasion de promouvoir le recrutement d'étudiants français et d'aller à la rencontre de diplômés établis en France.» La dernière visite officielle d'un recteur de l'UQAM à Paris remontait à 2005.

Visite à l'Ambassade du Canada en France

Les représentants de l'UQAM ont été accueillis chaleureusement à l'ambassade du Canada par l'ambassadeur Lawrence Cannon et par Jacques-Henri Gagnon, chef des relations universitaires. Ils ont également rendu visite à la Délégation générale du Québec à Paris, dirigée par Line Beauchamp.

L'itinéraire de la délégation uqamienne comprenait les universités Paris-Sud, Panthéon Sorbonne – Paris 1, Sorbonne Nouvelle – Paris 3, Panthéon-Assas – Paris 2, Paris-Descartes et Paris-Diderot. «Le Québec est très en demande de la part des étudiants français, souligne Sylvain St-Amand. Nous avons donc discuté de la possibilité d'augmenter le nombre de places accordées en échange aux étudiants français, et des possibilités d'accueil de ces institutions pour nos propres étudiants.»

La délégation s'est rendue au siège social du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), où elle a été accueillie par son président, Alain Fuchs, qui avait reçu en 2011 un doctorat honorifique de l'UQAM. «Il s'agissait de positionner nos équipe de recherche qui collaborent avec des universités françaises», précise Robert Proulx.

À l'Université Paris-Descartes, la délégation de l'UQAM a eu droit à une présentation spéciale de la part du professeur de psychologie Olivier Houdé et de ses étudiants. Le professeur Houdé, l’un des premiers à avoir établi des ponts entre l’éducation, la psychologie expérimentale et les technologies d’imagerie cérébrale chez l’enfant, avait obtenu en 2015 un doctorat honorifique de l'UQAM.

Les représentants de l'UQAM se sont également rendus à l'UNESCO, où ils ont été accueillis par Élaine Ayotte (B.A. communication, 87), ambassadrice et déléguée permanente du Canada auprès de l'organisme. L'UQAM, rappelons-le, abrite 4 des 19 chaires UNESCO au Canada, en plus d'être l'hôte d'ORBICOM, le Réseau international des chaires UNESCO en communication. Les discussions ont porté sur la création d'une nouvelle chaire et sur la possibilité que l'UQAM offre des cours en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé et l'UNESCO.

Le directeur général de la Fondation de l'UQAM, Pierre Bélanger, a profité de cette mission pour rencontrer des représentants de la Chambre de commerce France-Canada et de la Fondation de France.

Des professeurs de l'UQAM

L'arrêt à l'Université Sorbonne Nouvelle–Paris 3 a permis de saluer le professeur Alain-G. Gagnon, du Département de science politique, nommé l'automne dernier titulaire de la Chaire d’études du Québec contemporain (CEQC) pour l’année 2016-17. Bénéficiant de la collaboration du Centre d’études québécoises et de la Bibliothèque Gaston-Miron de l’Université Paris 3, le programme d’activités de la Chaire porte sur les rapports entre culture, littérature et politique au Québec. «Le professeur Gagnon a mis sur pied un programme de conférences impressionnant, qui fait appel à des écrivains, des artistes et des chercheurs québécois et canadiens de haut vol, souligne Céline Séguin. Lors de notre passage, nous avons assisté à une conférence de l'ancien professeur de l'UQAM Naïm Kattan, laquelle portait sur la littérature québécoise.»

À l'Institut des études avancées de Paris, un centre de recherches dans le domaine des sciences humaines et sociales qui offre à des scientifiques mondialement reconnus la possibilité d'effectuer un séjour de recherche de cinq à neuf mois, les membres de la délégation uqamienne ont retrouvé Pascal Bastien. Le professeur au Département d'histoire de l'UQAM est l'un des 25 chercheurs sélectionnés cette année par l'Institut, qui reçoit bon an mal an près de 400 candidatures. «L'Institut des études avancées a développé un partenariat avec 12 universités parisiennes et nous avons discuté de la possibilité de créer une école d'été en histoire, sous la direction du professeur Bastien», précise Céline Séguin.

À la rencontre des diplômés

Cette mission avait également pour objectif de relancer les activités auprès des diplômés. «Il y a plus de 3 700 diplômés de l'UQAM vivant en France, dont le tiers dans la région parisienne» affirme Joëlle Ganguillet. Une quinzaine de diplômés au parcours professionnel remarquable avaient accepté l'invitation de l'UQAM afin de partager un petit déjeuner à l'Ambassade du Canada, parmi lesquels Jacques Daigle (B.Sc. A. informatique de gestion, 87) directeur général, Groupe SIRIUS, ODESIA Europe; Julia Agullo (Ph.D. chimie, 13) ingénieure de recherche, CEA – Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives; Lucia Baldino (B.A.A., 93), directrice principale, Desjardins Europe; Benoît Breville (Ph.D. histoire, 13) chef adjoint, Monde diplomatique; et Julie Miville-Dechêne (B.A. science politique, 81) représentante du Québec, Maison de l'Unesco. «Ces diplômés ont été très généreux. Ils ont accepté de partager avec nous leur expérience et leur perception de l'UQAM, et ils nous ont fait part de leur désir de s'engager auprès de notre institution», souligne la directrice du Bureau des diplômés.

Un événement a réuni une quarantaine de diplômés à la Délégation générale du Québec à Paris, où Frédérick Gagnon, professeur au Département de science politique et titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, a prononcé une conférence sur les enjeux de la présidence de Donald Trump. «Les diplômés que nous avons rencontrés ont manifesté le désir de maintenir des liens directs avec l'UQAM, notamment par les médias sociaux, poursuit Joëlle Ganguillet. Ils ont également exprimé leur souhait de pouvoir s'associer à des projets ciblés correspondant à leurs intérêts et à leurs expertises comme, par exemple, l'accueil de stagiaires ou d'étudiants en programme d'échange, la collaboration à l'organisation d'activités ou de conférences et la participation aux activités de recrutement en sol parisien.»

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