Sauver des chats

L'étudiante Lisa Van Campenhout met en contact refuges et familles d'accueil.

20 Novembre 2017 à 16H42

Beaucoup d'animaux abandonnés doivent attendre plusieurs mois avant de trouver une nouvelle maison.Photo: Lisa Van Campenhout

Des milliers d’animaux domestiques sont abandonnés dans les rues de Montréal chaque année. En attendant de leur trouver une famille adoptive, de nombreux refuges les recueillent, les nourrissent et les câlinent.

Hélas, beaucoup d’animaux doivent attendre plusieurs mois avant de trouver une nouvelle maison. «Les personnes qui ont de faibles revenus, surtout les étudiants, hésitent à adopter un chat à cause de la charge financière et des responsabilités à long terme que cela implique, observe Lisa Van Campenhout, étudiante à la maîtrise en sociologie. Il est toutefois possible d’en accueillir un temporairement. Devenir famille d’accueil est un compromis moins engageant que l’adoption, et cela peut parfois sauver un chat de l’euthanasie.»

La présence d'un animal peut également apporter un grand réconfort aux personnes qui se sentent seules, par exemple les étudiants dont la famille vit à l'extérieur de Montréal. «Les doux ronronnements des chats sont très bons pour diminuer le stress», souligne l'étudiante.

Des personnes dévouées

Lisa Van Campenhout.Photo: Courtoisie

L’étudiante a découvert l’existence des refuges l’an dernier. Une vingtaine de chats errants s’étaient regroupés dans son jardin, et elle a contacté quelques refuges pour qu’ils les recueillent. «J’ai pu constater que les personnes qui tiennent ces refuges sont extrêmement dévouées et font des miracles pour l’amour des chats. Elles doivent notamment défrayer les frais de nourriture, de litière, de vaccination et de soins médicaux sans recevoir aucune subvention. Elles manquent de temps pour chercher des familles d’accueil.»

En octobre dernier, l’étudiante a créé le site Web Kotchka – du tchèque kočka, qui signifie chat. Ce site a pour objectif de servir d’intermédiaire entre des familles d’accueil potentielles et des refuges pour chats, en rassemblant les candidatures des personnes intéressées à partager temporairement la vie de félins abandonnés. Six personnes ont jusqu’à maintenant manifesté leur intérêt. «J’aimerais recevoir une centaine de candidatures, car les besoins sont immenses.»

Pour l’instant, le service sert trois refuges montréalais : Kitty-kat Rescue, Paws of Britannia et Chat'cun son toit. À moyen terme, Lisa Van Campenhout souhaiterait élargir ce service à d’autres refuges de Montréal et même ailleurs au Québec. «Il y a également des besoins criants ailleurs en province, notamment dans la région de Lanaudière.»

Pour devenir famille d’accueil, il suffit de proposer sa candidature. On peut également suivre la page Facebook de l’organisme.

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