Les portes du monde

Fondé par une étudiante, le magazine THEFINEPRINT sera distribué dans plus de 15 pays.

7 Août 2017 à 17H01

La dernière édition de THEFINEPRINT est consacrée à l'ère post-vérité, aux faits alternatifs et aux fausses nouvelles.Photo: THEFINEPRINT

Le magazine spécialisé en mode, art et design THEFINEPRINT, fondé par Estelle Gervais, étudiante au certificat en communication socionumérique des organisations, sera distribué à plus de 20 000 exemplaires dans une quinzaine de pays à travers le monde à compter de septembre 2017.

L'équipe du magazine – qui comprend également l'associé et éditeur exécutif Milan Tanedjikov (B.A. gestion et design de la mode, 2005), chargé de cours à l'École de design et à l'École supérieure de mode de l'ESG UQAM, ainsi que la directrice artistique Christine Charlebois (B.A. gestion et design de la mode, 2013) – vient tout juste de signer un contrat de distribution avec l'entreprise britannique Logical Connections​. La publication imprimée sera notamment disponible au Japon, en Chine, en Australie, en France, en Italie, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Hollande, au Danemark, aux États-Unis et au Canada.

Le premier numéro de THEFINEPRINT destiné à l'international fera d'ailleurs l'objet d'un grand événement de lancement dans le cadre de la Fashion Week, à Londres, en septembre. «L'association avec Logical Connections nous ouvre toutes les portes du monde», se réjouit Estelle Gervais, qui est également rédactrice en chef.

Progression fulgurante

Estelle Gervais est une adepte des publications liées à la mode depuis toujours. Alors qu'elle est adolescente, au milieu des années 2000, elle est l'une des premières personnes au Québec à tenir un blogue sur la mode.

Après des études en commercialisation de la mode au Collège Lasalle, elle décide de créer THEFINEPRINT à l'été 2015, à partir de sa chambre chez ses parents. «Au départ, mon projet se voulait uniquement en ligne, mais je me suis rapidement rendu compte qu'une édition imprimée était nécessaire pour atteindre mes objectifs.»

En moins de deux ans, la progression du magazine a été fulgurante. La première édition imprimée comptait 44 pages; la plus récente en contient plus de 120. «Nous avons des lecteurs dans plus de 110 pays, qui nous connaissent à travers les médias sociaux ou le bouche-à-oreille.»

Selon sa fondatrice, THEFINEPRINT se distingue des autres magazines de mode par son esprit critique et ses liens entre la mode et les sujets d'actualité. La dernière édition est d'ailleurs consacrée à l'ère post-vérité, aux faits alternatifs et aux fausses nouvelles. «Je consacre énormément de temps à la recherche pour chaque numéro, mentionne Estelle Gervais. Les artistes que j'interviewe proviennent autant du Québec que de l'international.»

Avec ce nouveau contrat de distribution qui lui assure une visibilité dans une quinzaine de pays, la fondatrice espère que son magazine devienne suffisamment rentable pour qu'elle puisse en vivre. «Je souhaite pouvoir continuer à rencontrer des gens qui m'allument et à exprimer ma créativité dans une publication que les gens aiment.»

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