Découvrir le touch rugby

Le postdoctorant Rodolphe Soret souhaite mousser la popularité de ce sport méconnu au Canada.

26 Septembre 2017 à 16H35

Le postdoctorant Rodolphe Soret souhaite mousser la popularité de ce sport méconnu au Canada.
Photo :Rodolphe Soret

Rodolphe Soret est un homme occupé. Le jour, le stagiaire postdoctoral au Département des sciences biologiques travaille pour la Chaire de recherche sur les maladies génétiques rares du professeur Nicolas Pilon, où il tente de découvrir des traitements pour guérir les enfants atteints de la maladie de Hirschsprung et du syndrome CHARGE. Le soir et le week-end, il travaille activement à mousser la popularité du touch rugby, un sport méconnu ici – on compte seulement une trentaine de joueurs licenciés à Montréal et pas plus de 200 au Canada.

Originaire de Nantes, en France, Rodolphe Soret a découvert le touch rugby en 2009. Les copains avec qui il jouait au rugby depuis toujours s'étaient fait interdire la pratique de sports de contact à cause de blessures récurrentes. «Le touch est une excellente alternative au rugby, dit-il. Dès mes premiers essais à Nantes, j'ai adoré ce sport.».

À son arrivée au Québec en 2013, personne ne pratique le touch rugby. Qu'à cela ne tienne, Rodolphe prend l'initiative de fonder les Outardes de Montréal en 2014, avec son ami Jean-Michel Lendais. Le seul club actif présentement au Québec  – une deuxième équipe pourrait voir le jour l'an prochain – compte une trentaine de licenciés originaires du Québec, de la France, de la Belgique, de l'Angleterre et de l'Allemagne. «Certains joueurs se joignent à nous lorsque leur saison de rugby se termine, alors que d'autres viennent lorsqu'ils sont en vacances à Montréal. Beaucoup d'invités viennent aussi essayer le touch durant les entraînements, ce qui apporte beaucoup de dynamisme au sein du club.»

L'an dernier, les Outardes ont participé à la création de Touch Canada, une association nationale affiliée à la Fédération internationale de touch (FIT), qui regroupe des clubs de 38 pays à travers le monde. «Notre objectif est de participer à la Coupe du monde 2019 en Malaisie», confie Rodolphe Soret.

Entretemps, les Outardes perfectionnent leur jeu en participant à différents tournois à travers l'Amérique du Nord. Le prochain tournoi majeur, organisé par le club montréalais, opposera des équipes de Montréal, Toronto, Ottawa, Chicago et New York. Le tournoi se déroulera le 30 septembre, de 9 h à 17 h, au Complexe sportif Claude-Robillard. L'entrée est gratuite.

Sport mixte, sans contact

Créé dans les années 1960 en Australie, le touch rugby est un sport mixte pratiqué par des adeptes de tout âge et de toute condition physique. Contrairement au rugby, le touch n'autorise pas les placages; les joueurs freinent la progression de leurs adversaires en les touchant à une main. «Le touch rugby privilégie le jeu d’équipe, la rapidité et l'agilité. C'est un sport facile à apprendre et un excellent moyen de garder la forme», mentionne Rodolphe Soret.

Rodolphe Soret.

Afin de limiter les situations potentiellement dangereuses, il n'y a pas de remises en touche, de mêlées, de regroupements ni de jeux au pied. Les équipes sont mixtes, et chaque formation aligne six joueurs sur le terrain.

Les personnes intéressées à découvrir ce sport peuvent s'entraîner avec les Outardes au parc Jarry, les mercredis à 18 h 30 et les samedis à 10 h 30. «Nous accueillons des joueurs débutants et des joueurs de haut niveau. Notre objectif est de faire participer et progresser tout le monde», souligne Rodolphe Soret.

On peut en apprendre plus sur le sport en visitant le site web ou la page Facebook des Outardes.

Appui de la Fondation du Grand défi Pierre Lavoie

S'il est actif sur le plan sportif, Rodolphe Soret ne chôme pas sur le plan académique! En 2015, le postdoctorant, membre de l'équipe du Laboratoire de génétique moléculaire du développement du professeur Nicolas Pilon, a collaboré à la découverte du gène associé à la maladie de Hirschsprung chez les enfants trisomiques. La Chaire sur les maladies génétiques rares, créée en 2016, a obtenu en mai dernier des subventions totalisant près de deux millions de dollars des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour des projets de recherche portant sur la maladie de Hischsprung et le syndrome CHARGE.

Cette semaine, la Fondation du Grand défi Pierre Lavoie a octroyé une subvention de 70 000 dollars à la Chaire sur les maladies génétiques rares. Cet appui financier, qui s'ajoute à celui des IRSC, se présentera sous la forme de deux subventions de projets et de deux bourses étudiantes.

Articles connexes
PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE