Le patrimoine à l'échelle du Québec 

L'Institut du patrimoine tend la main aux établissements de l'Université du Québec afin de créer un nouveau réseau de chercheurs.

1 Mai 2018 à 9H11

Série Acfas 2018
Plusieurs scientifiques de l'UQAM organisent des colloques dans le cadre du congrès qui a lieu à l'Université du Québec à Chicoutimi du 7 au 11 mai.

L'église de St-Simon-de-Rimouski est la plus ancienne église encore en service dans l'est du Québec.
Photo: UQAR

L'Institut du patrimoine de l'UQAM a amorcé un virage afin de travailler plus étroitement avec les autres universités, notamment celles du réseau de l'Université du Québec. «Nous avons constaté que les enjeux liés au patrimoine sont abondamment traités dans les médias de Montréal et de Québec, mais nous sommes rarement informés des enjeux régionaux. Or, ils sont nombreux et les communautés se tournent souvent vers des chercheurs du réseau de l'UQ pour que ces derniers les soutiennent dans leur démarche de sauvegarde», souligne Yves Bergeron. Le professeur au Département d'histoire de l'art et directeur de l'Institut du patrimoine est l'un des coresponsables du colloque «Patrimoine et interdisciplinarité: les défis d'une approche territoriale au sein du réseau de l'Université du Québec» (7 et 8 mai).

Les questions patrimoniales intéressent plusieurs chercheurs québécois, insiste Yves Bergeron. «Nombreux sont les professeurs en région qui travaillent de concert avec les musées, les centres d'interprétation et les sociétés historiques», dit-il. À l'UQAC, on offre, par exemple, un cours en gestion du patrimoine. À l'UQAT, on s'intéresse au patrimoine sous l'angle de la culture autochtone et l'UQAR a créé une école d'été en patrimoine afin de familiariser les étudiants avec les différentes facettes de l'objet patrimonial – architectural, religieux, industriel, rural, paysager, maritime, naturel, archéologique, archivistique, etc. «Cette école d'été permet aux étudiants de travailler sur des cas concrets dans des villages en collaboration avec les MRC», précise le chercheur.

La première journée du colloque est ouverte à l'ensemble des universités, mais la deuxième journée est consacrée uniquement au réseau de l'UQ. L'Institut profitera en effet du colloque pour créer un nouveau réseau du patrimoine au sein de l'UQ, avec des représentants des différentes composantes. «Cela nous permettra de créer des passerelles entre les programmes et les universités d'été pour l'ensemble des étudiants du réseau», note Yves Bergeron.

Un projet de recherche sera également amorcé lors de l'événement. «L'objectif est de créer un état des lieux du patrimoine selon une approche interdisciplinaire, pour les patrimoines matériel, immatériel et naturel», précise le professeur.

Le directeur de l'Institut du patrimoine présentera la conférence d'ouverture du colloque. «Je reviendrai sur le projet de vente du tableau de Chagall par le Musée des Beaux-Arts du Canada, une histoire qui a fait couler beaucoup d'encre au cours des derniers jours. Je tenterai de répondre à la question: À qui appartient le patrimoine?»

Plusieurs étudiants de maîtrise et de doctorat du réseau de l'UQ participeront au colloque, dont on prévoit déjà une seconde édition pour l'an prochain, lors du congrès de l'Acfas à Gatineau. Nous nous pencherons alors plus en détails sur l'état des lieux et cela devrait déboucher sur une publication», conclut Yves Bergeron.  

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