Vers une bonification de l'enseignement en ligne

Un premier appel à projets est lancé.

8 Mai 2018 à 11H06

Photo: Getty Images

Les professeurs, chargés de cours et maîtres de langue de l'UQAM sont invités à participer au premier appel à projets visant à appuyer les initiatives d'enseignement en ligne. «C'est la première fois que l'UQAM investit autant d'argent, soit 1,2 million de dollars sur trois ans, pour le développement de l'enseignement en ligne et à distance», souligne fièrement la rectrice Magda Fusaro.

La diversité des besoins des étudiants en matière d'horaires et d'enseignement ainsi que la nécessité d'accompagner le corps enseignant dans l'utilisation et l'appropriation des technologies de l'information et de la communication ont conduit le Vice-rectorat aux systèmes d'information à proposer le Plan d'action pour le développement de l'enseignement en ligne à l'UQAM (2018-2021), déposé récemment à la Commission des études. «Ce plan s'appuie sur les travaux antérieurs en matière de formation à distance et sur la volonté des membres du Comité sur l'apprentissage et la recherche de réfléchir sur cet enjeu institutionnel», précise Magda Fusaro.

L'objectif de cet appel à projets est d'en arriver, au cours des prochaines années, à une offre variée, structurée et constante d'enseignement en ligne. «Nous ne souhaitions pas orienter l'appel à projets sur un modèle précis d'enseignement en ligne, mais plutôt ouvrir la porte à un éventail de solutions possibles capable de soutenir adéquatement les programmes et d'améliorer l'expérience étudiante», précise Martin Rivet, directeur du Service de l'audiovisuel et membre du Groupe de travail sur le développement de l'enseignement en ligne à l'UQAM, qui a produit le plan d'action.

La date limite pour déposer un projet dans le cadre de cet appel est le 17 mai 2018.

Les principales modalités d'enseignement qui peuvent faire l'objet d'un projet de développement:

Enseignement bimodal: comprend de façon simultanée les modes de formation en présentiel et à distance synchrone. Cette modalité permet à l'étudiant de choisir sur une base hebdomadaire le mode de diffusion qui lui convient, en fonction de ses besoins ou de ses préférences.

Enseignement hybride: comprend, en proportion variable, des activités de formation offertes en présence physique des étudiants et de l'enseignant ainsi que des activités de formations en ligne, synchrones ou asynchrones.

Enseignement à distance: formation où le recours au numérique permet à un étudiant d'apprendre seul ou en situation de collaboration, à l'aide de ressources didactiques appropriées et à l'aide de différents moyens de communication. Les moments prévus pour réaliser les activités sont flexibles (en respectant le calendrier universitaire) et l'endroit géographique n'est pas déterminé. La formation ne nécessite pas de déplacement, à l'exception de ceux requis, au besoin, pour les évaluations. Les activités de formation à distance peuvent être synchrones ou asynchrones, les étudiants pouvant compter sur le soutien à distance de l'enseignant et des personnes ressources.

Une priorité institutionnelle

Cet appel à projets répond à l'un des objectifs du Plan de développement stratégique 2015-2019 de l'UQAM, qui est de maximiser le potentiel des technologies numériques dans tous les secteurs de l'Université, et plus spécifiquement de stimuler l'intégration des technopédagogies dans l'enseignement, de déployer des cours ou des programmes en mode hybride ou entièrement à distance, et de favoriser l'accessibilité et l'usage des outils technologiques dans le cadre des activités de formation. 

Cet appel à projets s'inscrit également dans un processus de numérisation de l'enseignement amorcé depuis une dizaine d'années, rappelle Martin Rivet. «La plateforme Moodle, désormais utilisée dans la grande majorité des cours, a été implantée en 2007. Deux ans plus tard, le Comité institutionnel sur les environnements numériques d'apprentissage (CIENA), regroupant des membres du corps enseignant et des représentants des services administratifs, avait pour mandat de proposer des avenues pour le développement et l'utilisation des plateformes d'apprentissage à l'UQAM. En 2012, nous avons inauguré le Carrefour technopédagogique du Service de l'audiovisuel, qui a pour mission de soutenir les enseignants dans l'utilisation des technologies d'apprentissage.»

À l'heure actuelle, l'UQAM offre une centaine de cours en ligne dans des environnements numériques d'apprentissage (ENA) hybrides, synchrones et asynchrones. «Les dernières années n'ont malheureusement pas été favorables au développement de l'enseignement en ligne au sein de l'institution, reconnaît Magda Fusaro. Plusieurs travaux et initiatives ont émergé, mais l'Université n'a jamais pu faire des ENA et de l'enseignement en ligne une priorité institutionnelle. Il est temps d'y remédier.»

Les étudiants demandent de nouvelles modalités depuis longtemps et les enseignants – professeurs, maîtres de langue et chargés de cours – démontrent de plus en plus d'intérêt afin d'innover sur le plan technopédagogique, poursuit la rectrice.

Évaluation des projets

Un sous-comité composé de professeurs, de chargés de cours et de maître de langue a été formé pour évaluer les projets qui seront déposés – le Service de l'audiovisuel y siégera à titre d'observateur et d'expert-conseil. «Il y aura un travail à faire en amont pour déterminer s'il s'agit de projets de développement ou de projets qui peuvent être soutenus par les équipes déjà en place, comme celle du Carrefour technopédagogique», précise Martin Rivet.

Le plan d'action prévoit minimalement diffuser deux autres appels à projets d'ici 2020. «Contribuer à un projet de développement d'envergure comme celui-ci à l'UQAM aura un effet mobilisateur pour les employés qui y seront impliqués», conclut Magda Fusaro.

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