Refonte majeure

Le bac en communication humaine et organisationnelle se dote d'une identité plus claire et de cours actualisés.

14 Novembre 2018 à 10H14

Le programme offre d'excellentes perspectives professionnelles, plus de 80 % des diplômés travaillant dans leur domaine. Photo: Getty Images

À compter de l'automne 2019, le baccalauréat en communication humaine et organisationnelle remplacera le baccalauréat en communication (relations humaines). Une modification majeure du programme a été approuvée lors de la dernière séance de la Commission des études.

Cette refonte découle du rapport d'autoévaluation du programme, un processus qui a duré quatre ans. «Un travail de fond a été effectué, souligne la directrice du programme, la professeure du Département de communication sociale et publique Nathalie Lafranchise. Toutes les parties prenantes ont été consultées: étudiants, professeurs et chargés de cours, diplômés et employeurs.»

Le baccalauréat en communication (relations humaines) existait depuis 1999. Une version antérieure, créée en 1990, portait le nom de baccalauréat en psychosociologie de la communication.

Identité clarifiée

Le changement d'appellation du baccalauréat n'est pas anodin. «Le nom créait beaucoup d'ambiguïté, autant pour les étudiants que pour les employeurs, affirme Nathalie Lafranchise. Nos stagiaires se faisaient souvent offrir des mandats en relations publiques ou en gestion des médias sociaux.» La confusion était amplifiée par la multitude de perspective d'emplois et par une mécompréhension de la spécificité professionnelle du programme.

Avec une identité plus claire, le baccalauréat en communication humaine et organisationnelle met donc mieux en valeur les compétences acquises. «Nos étudiants facilitent les processus de communication et les interactions entre les personnes, les groupes et les organisations, précise la directrice. Ce sont des professionnels très appréciés pour leur polyvalence, leur côté humain et leurs habiletés réflexives, professionnelles et interpersonnelles.»

Le programme offre d'excellentes perspectives professionnelles, plus de 80 % des diplômés travaillant dans leur domaine. «Les bacheliers peuvent, entre autres, contribuer à la conduite de projets de changement ou de développement organisationnel, d'intervention, d'accompagnement et de formation continue. Ils oeuvrent autant dans l'entreprise privée que publique et au sein de groupes citoyens et communautaires.»

Cursus solidifié

Tous les cours du programme ont été mis à jour pour s'harmoniser aux recherches dans le domaine et assurer un meilleur arrimage entre la théorie et la pratique. «Par exemple, un cours théorique sur les paradigmes en communication humaine sera offert à l'automne, puis un cours pratique sur ces paradigmes appliqués au milieu organisationnel  suivra à l'hiver», explique Nathalie Lafranchise.

À la fin des deux premières années d'études, des ateliers de synthèse permettront aux étudiants d'intégrer les apprentissages réalisés et de se projeter vers la réalisation de leur stage, qui peut être réalisé au Québec (stage régulier) ou à l'étranger (stage international).

En plus du tronc commun de 15 cours et un stage obligatoires, les étudiants pourront choisir une dizaine de cours dans le domaine de leur choix. «Ils peuvent ainsi se créer un profil professionnel personnalisé, une force du programme que nous avons maintenue», se réjouit la professeure.

Les étudiants peuvent donc se spécialiser dans six grands domaines: intervention et accompagnement auprès des organisations; intervention et accompagnement auprès des individus et des groupes; réseaux, communautés et technologies de l'information et de la communication; communication, culture, société et diversité; conduite de projets de formation; et communication internationale et interculturelle. Les étudiants qui choisissent ce dernier profil pourront voir la concentration en communication internationale indiquée sur leur diplôme.

Admission

Le programme est offert à temps complet ou à temps partiel et est contingenté à 120 étudiants.

Il est possible de faire une demande d'admission pour le trimestre d'automne d'ici le 1er mars.

PARTAGER
COMMENTAIRES 4 COMMENTAIRES

Commentaires

Quelle bonne nouvelle. Félicitations pour ce travail. Étant une professionnelle issue de ce parcours, cela aidera sans doute les étudiants à mieux se faire valoir! Bravo!
Bonjour. Je suis diplômé au bac en psychosociologie de la communication (cohorte 1990-1993). Avec les deux refontes de ce programme aurais-je droit à une mise a jour? Compte tenu des changements apportés?
Bonjour Monsieur Charron, Tous les programmes de grade sont tenus d'être évalués et revus à tous les 10 ans, afin de suivre les avancées scientifiques et des transformations sociales et des organisations, dans le temps. Donc le nôtre ne fait pas exception. Et il est donc normal que le programme évolue et s'ajuste. Mais cela n'enlève en rien la pertinence des compétences développées dans le passé. Ces compétences développées, peu importe le libellé du diplôme, sont toujours pertinentes aujourd'hui et continuent d'être ciblées dans le nouveau programme. Fondamentalement, plusieurs notions abordées dans le programme demeurent les mêmes que dans l'ancien libellé. Mais à ces notions s'ajoutent aussi des nouvelles. Les approches peuvent aussi s'ajuster en fonction des nouvelles façons de faire dans les organisations. Il est donc normal qu'un programme s'ajuste dans le temps. La grande différence, maintenant, est que l'approche psychosociologique n'est plus aussi dominante qu'elle l'était auparavant. Elle est maintenant complétée par d'autres approches étudiées en communication et qui invitent à diversifier davantage ses théories de référence ainsi que ses pratiques d'intervention et d'accompagnement. Je suis moi-même diplômée du baccalauréat en psychosociologie de la communication (1997). Et comme professionnelle (au delà du fait que je suis maintenant professeure), j'ai la responsabilité de me tenir à jour et de suivre de la formation continue et de lire sur les avancées scientifiques quant aux pratiques d'intervention et d'accompagnement dans les organisations. Et ces avancées montrent qu'une diversité des théories de référence, des approches et moyens permet de mieux faire face à la réalité complexe des organisations et des situations actuelles. En résumé, peu importe le libellé de notre diplôme, nos compétences et connaissances acquises sont toujours pertinentes et utiles. Mais il importe de se former en continu pour s'adapter aux nouvelles réalités. La formation continue de l'UQAM offre une programmation qui justement permet de continuer de se former et de se mettre à jour. Il peut être alors pertinent de la consulter et voir si des formations offertes peuvent paraître pertinentes, selon les besoins de formation continue de chacun, chacune.
Je vous remercie grandement de votre accuse reception. Bieveillance a vous.