Chef de file en actuariat

L'UQAM crée la Chaire Co-operators en analyse des risques actuariels grâce à une contribution financière de 500 000 dollars.

30 Mai 2018 à 13H56

Catherine Mounier, vice-rectrice à la Recherche et à la création; Jean-Philippe Boucher, titulaire de la Chaire Co-operators en analyse des risques actuariels; Carl Lambert, vice-président, intelligence d'affaires et chef des données et de l'analytique chez Co-operators; et Pierre Bélanger, directeur général de la Fondation de l'UQAM.Photo: Nathalie St-Pierre

Dans le cadre de la campagne majeure 100 millions d’idées, Co-operators fait une contribution financière de 500 000 dollars qui permettra la création de la Chaire Co-operators en analyse des risques actuariels (CARA) à l'UQAM. Le titulaire de la Chaire sera Jean-Philippe Boucher, professeur au Département de mathématiques.

Grâce à cette collaboration, la Chaire pourrait devenir un pôle de recherche de renommée internationale dans la science actuarielle, plus particulièrement dans la conceptualisation, la quantification et l'estimation des risques en assurance de dommages. «Les larges bases de données du monde de l’assurance contiennent énormément d'informations pouvant être utilisées par des modèles avancés de prévision, pour mieux segmenter les risques selon les assurés ou mieux comprendre les incitatifs à la réclamation, mentionne Jean-Philippe Boucher. Utiliser ces sources de façon optimale est l'un des défis majeurs de l'actuariat.» En plus de faire de la recherche appliquée, la Chaire permettra de former des diplômés qualifiés, aptes à intégrer des places de choix dans les départements de recherche des institutions financières et compagnies d'assurance.

Conceptualiser les risques d'assurance

La science actuarielle développe et utilise des outils mathématiques pour évaluer les impacts financiers des risques à court ou à long terme, tels la maladie, les accidents et les catastrophes naturelles. La dernière récession (2008-2012) et la multiplication récente des inondations, feux de forêt, ouragans et tremblements de terre ont entraîné de lourdes pertes financières. Ces événements ont renforcé le besoin de développer des outils d'analyse quantitatifs afin d'établir un meilleur partage des risques, principalement pour les gouvernements, les assureurs et les institutions financières.

Dans un contexte de concurrence financière, la capacité de conceptualiser finement les risques d'assurance prend une importance capitale. La mondialisation du marché de l'actuariat pousse les employeurs à rechercher du personnel plus spécialisé, à la fine pointe des innovations dans le domaine. «Les modèles de segmentation sophistiqués élaborés par l'équipe de la Chaire permettront de proposer des plans de tarification statistiquement plus équitables, prévoit Carl Lambert, vice-président, intelligence d'affaires et chef des données et de l'analytique chez Co-operators. Une identification précise des causes des sinistres les plus probables ouvrira la voie à un travail de prévention plus efficace. Les mégadonnées (big data) issues de la télémétrie, de la biométrie et de l'internet créeront de nouvelles possibilités d'analyse de données et de segmentation des risques.»

Nouveau fleuron

Avec son baccalauréat en actuariat, qui compte une douzaine de professeurs et plus de 400 étudiants inscrits chaque année, l'UQAM offre l'un des plus importants programmes d'actuariat au monde sur le plan des effectifs étudiants. À cela s'ajoute une concentration en mathématiques actuarielles et financières offerte à la maîtrise en mathématiques, de même qu'un programme de doctorat en mathématiques qui accueille plusieurs étudiants supervisés par des professeurs en actuariat.

«Notre université fait partie des chefs de file dans ce domaine, affirme la vice-rectrice à la Recherche et à la création, Catherine Mounier. L'UQAM regorge d'idées et d'innovation. Après avoir accueilli Quantact, le laboratoire interuniversitaire québécois de mathématiques actuarielles et financières du Centre de recherches mathématiques, l'Université ajoute avec cette Chaire un nouveau fleuron qui aura un effet structurant sur la recherche fondamentale et appliquée à la Faculté des sciences.»

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE