Journalistes en visite

Une mission de l'Institute for Journalism & Natural Resources était de passage à l'UQAM.

2 Octobre 2018 à 12H14

Les journalistes en visite en compagnie du professeur Philippe Gachon.Photo: Nathalie St-Pierre

Une vingtaine de journalistes travaillant pour des publications telles que National Geographic, Nature, Science, The Guardian, The Washington Post et The Atlantic étaient de passage à l'UQAM le 28 septembre dernier. Ces journalistes participaient à un atelier de l'Institute for Journalism & Natural Resources (IJNR), qui a pour mission d'améliorer la couverture des ressources naturelles en organisant des missions sur le terrain. «Cet atelier portait plus spécifiquement sur les enjeux reliés aux écosystèmes du fleuve Saint-Laurent», précise le professeur du Département de géographie Philippe Gachon, qui a accueilli le groupe au Complexe des sciences Pierre-Dansereau.

Directeur du comité scientifique de l'Institut des sciences de l'environnement, Philippe Gachon avait été sollicité par l'IJNR pour effectuer une présentation portant sur les changements climatiques et leurs incidences sur les épisodes d'inondation dans la vallée du Saint-Laurent. «J'ai insisté, entre autres, sur l'importance de mettre en commun les connaissances en sciences naturelles, en sciences sociales et en sciences de la santé afin de façonner des plans d'intervention efficaces, autant en gestion des risques, en amont, qu'en gestion de crise en aval, explique-t-il. J'ai présenté le cas de figure des inondations à Rigaud en 2017.»

Le professeur Gachon n'a pas caché sa déception envers l'attitude du gouvernement du Québec lors des récents épisodes d'inondation. «On devrait tirer des leçons de nos expériences passées, en mettant sur pied des commissions d'experts et en appliquant leurs recommandations. Les Américains, qui viennent d'être frappés par l'ouragan Florence, sont un modèle à cet égard, illustre le chercheur. On l'a vu avec Katrina en 2005. Les conclusions des experts ont incité les autorités civiles et gouvernementales à corriger le tir. Malheureusement, ce type d'approche ne se matérialise pas au Québec.»

Le chercheur était toutefois heureux d'annoncer à ses hôtes le dépôt, à la mi-septembre, d'un projet emballant aux Fonds de recherche du Québec. «Il s'agit de la création du Réseau Inondations Inter-Sectoriel du Québec (RIISQ), regroupant plus de 120 chercheurs issus de 16 universités québécoises, appuyés par 35 partenaires externes au niveau municipal, provincial et fédéral», précise-t-il. Les Fonds de recherche du Québec devraient annoncer les projets financés au début du mois de novembre.

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