Connaissez-vous les Citadins?

Une étude se penche sur l'image de marque des équipes d'excellence sportive de l'Université.

10 Septembre 2018 à 17H21

Photos: Émilie Tournevache et Pénélope St-Cyr-Robitaille

Quel est le niveau de connaissance de la population par rapport aux Citadins? Une étude menée conjointement par André Richelieu, professeur au Département de marketing et spécialiste de la construction et la gestion des marques sportives, et Pierre Sercia, professeur au Département des sciences de l’activité physique et directeur du Laboratoire d’étude de la performance humaine, veut répondre à cette question. Les chercheurs sont épaulés par Vincent Gosselin-Boucher et Maxime Lopes, membres de l’équipe de cross-country des Citadins et étudiants au doctorat en psychologie.

Pierre Sercia.Photo: Émilie Tournevache

Une première phase qualitative a été menée auprès de groupes de discussion représentatifs de la communauté uqamienne: étudiants, étudiants-athlètes, professeurs et chargés de cours, membres de la direction, cadres, personnel de soutien, entraîneurs. «Dans tous les groupes de discussion, les gens étaient unanimes sur le fait que les Citadins sont très peu connus», souligne Pierre Sercia.

Parmi les causes invoquées pour expliquer cette faible notoriété, on identifie, entre autres, le manque de visibilité médiatique des Citadins et le fait que certaines équipes ne jouent pas leurs matchs sur le campus. «L’absence d’une équipe de football ou de hockey nuit aussi à la notoriété, mentionne le professeur. Dans plusieurs universités québécoises, ces sports majeurs sont suivis dans les médias et ont un effet rassembleur sur le campus.»

Selon André Richelieu, l’absence d’un sport dominant pourrait, toutefois, se révéler un avantage pour la mise en marché des Citadins. «Au lieu d’avoir un sport qui fait de l’ombre aux autres, l’accent pourrait être mis sur les valeurs d’équité, de collégialité et d’accessibilité du club», souligne le chercheur.

André Richelieu.Photo: Émilie Tournevache

Ce dernier, qui a été professeur à l’Université Laval durant une dizaine d’années avant d’être embauché à l’UQAM en 2014, a réalisé une étude similaire pour les équipes du Rouge et Or au milieu des années 2000. «L’étude a permis de cristalliser le potentiel du Rouge et Or, d’articuler des actions de marketing concrètes autour de la marque et de mieux établir le lien entre les équipes sportives et l’université, dit le professeur. La campagne À la conquête de l’excellence, lancée dans la foulée de l’étude, a encore des impacts positifs aujourd’hui, que ce soit pour le recrutement d’étudiants-athlètes ou pour le rayonnement de l’université.»

Stratégies de mise en marché

L’objectif ultime de l’étude est de fournir des stratégies pour maximiser la mise en marché des Citadins. «Il y a plusieurs raisons d’être fier de nos équipes sportives, dit Pierre Sercia. Sur le plan académique, les étudiants-athlètes se classent premiers au Québec depuis plusieurs années. Sur le terrain, nos équipes se défendent bien. On pense, entre autres, à l’équipe masculine de soccer qui a atteint le Championnat canadien quatre années de suite. Mais ces réussites ne sont pas assez connues du grand public.»

«Il ne faut pas être timide lorsque l’on fait de belles choses, ajoute André Richelieu. Les bons coups de nos équipes sportives devraient être exploités non seulement pour propulser les Citadins, mais aussi pour faire rayonner l’UQAM.»

Consulter la population

La phase quantitative de l'étude débute cet automne et vise à sonder l'ensemble de la population de la région métropolitaine. On demande aux répondants de faire connaître leurs perceptions des Citadins en remplissant un sondage en ligne. Les conclusions de la seconde phase seront dévoilées en 2019.

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