Artiste émergente

L'étudiante Émilie Serri obtient l'une des deux bourses Bronfman en art contemporain.

7 Mai 2018 à 10H54

Mutsumi Takahashi, du réseau CTV, Frédérique Laliberté, lauréate 2018 de la bourse Bronfman, Claudine Bronfman, Stephen Bronfman, Émilie Serri, lauréate 2018 de la bourse Bronfman, Jean-Christian Pleau, doyen de la Faculté des arts de l'UQAM, Rebecca Duclos, doyenne de la Faculté des beaux-arts de l'Université Concordia. Photo: Université Concordia

Émilie Serri, finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'UQAM, et Frédérique Laliberté, candidate à la maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia, ont reçu la prestigieuse bourse, édition 2018, de la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman.

D’une valeur de 60 500 dollars chacune, les Bourses Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain offrent aux lauréats la reconnaissance et le soutien indispensables au perfectionnement de leur œuvre et à l’avancement de leur recherche créatrice, à un moment important de leur parcours, alors qu’ils passent du monde universitaire au milieu professionnel. Ces bourses sont remises chaque année à deux finissants de la maîtrise ou du doctorat en arts visuels ou médiatiques de la Faculté des arts de l'UQAM et de la Faculté des beaux-arts de l'Université Concordia.

«Les bourses Bronfman sont parmi les plus prestigieuses et les plus généreuses offertes à l'UQAM, souligne le doyen de la Faculté des arts Jean-Christian Pleau. On se réjouit qu'elles viennent récompenser la création en arts visuels et médiatiques, domaine où la transition des études vers la vie professionnelle est souvent extrêmement difficile.»

Une pratique hybride

La pratique artistique d'Émilie Serri évolue à l’intersection du cinéma expérimental, du documentaire et de la vidéo d’art. Elle s’intéresse aux rapports entre espace identitaire, mémoire, fiction, guerre et archives dans un contexte critique de transition numérique. Films amateurs, sons trouvés, témoignages, textes, chutes et rebus constituent ses matériaux de prédilection, à partir desquels elle brode un espace qu’elle qualifie d’«ailleurs familier». Empruntant aux méthodologies de l’archéologue, du journaliste et de l’historien, Émilie Serri interroge les relations complexes entre la mémoire familiale et la mémoire collective, le privé et le public, l’histoire et l’Histoire, le personnel et le politique, l’ici et l’ailleurs, le visible et l’invisible.

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE