Un appui sur 20 ans

Depuis 1999, la Fondation Marc Bourgie a remis 920 000 $ à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques.

16 Octobre 2018 à 15H44

Pierre Bélanger, directeur général de la Fondation de l'UQAM, Andréanne Bissonnette, lauréate 2016, Véronique Pronovost, lauréate 2010, Amélie Escobar, lauréate 2014, Victor Bardou-Bourgeois, lauréat 2018, Julie-Pier Nadeau, lauréate 2017, Louis Collerette, directeur exécutif de la Chaire et lauréat 2015, Claude Bourgie-Bovet, présidente de la Fondation Marc Bourgie, Julien Toureille, lauréat 2005, Frédérick Gagnon, titulaire de la Chaire et lauréat 2003, Jean-Frédérick Légaré-Tremblay, lauréat 2004, Rafael Jacob, lauréat 2011 et Sylvie Bovet, directrice de la Fondation Marc Bourgie. Photo: Jean-François Hamelin

Le 10 octobre, la Fondation de l’UQAM a souligné 20 ans d’appui de la Fondation Marc Bourgie envers la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Depuis 1999, 920 000 $ ont été remis à la Chaire, dont plus de 100 000 $ depuis le début de la campagne majeure 100 millions d’idées. Cette somme permet notamment la remise des bourses Marc-Bourgie.

«La Fondation Marc Bourgie a offert 20 bourses Marc-Bourgie, d’un montant de 10 000 $ chacune, qui ont permis à 20 étudiantes et étudiants brillants de devenir coordonnateurs de l’Observatoire sur les États-Unis, a déclaré Pierre Bélanger, directeur général de la Fondation de l’UQAM. Merci de votre générosité et de votre appui fidèle à la Chaire et à l’UQAM.»

Le titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand, Frédérick Gagnon, lui-même lauréat de la bourse en 2003, a pu constater son importance à la fois comme boursier et comme titulaire de la Chaire: «La bourse constitue un réel tremplin pour les jeunes chercheurs, affirme-t-il. Ils et elles vous diront qu’il y a un avant et un après la bourse Marc-Bourgie. C’est un véritable tournant.»

D’anciens lauréats prestigieux

Claude Bourgie-Bovet, présidente de la Fondation Marc Bourgie, était ravie de constater l’impact des bourses. « Je suis très contente de voir que la bourse permet aux étudiants d’avancer dans leur carrière, en leur offrant non seulement un appui financier, mais aussi une expérience professionnelle », a-t-elle mentionné.

La  présentation des 20 lauréats par le titulaire de la Chaire ne laissait planer aucun doute sur leur prestige: aujourd’hui professeurs, analystes, journalistes ou doctorants, la feuille de route des boursiers est impressionnante. Pour Julien Tourreille, la bourse qu’il a reçue en 2005 a été déterminante: «Elle m’a fait entrer à la Chaire, et je n’en suis toujours pas sorti!», a déclaré celui qui est devenu chargé de cours au département de science politique et directeur exécutif du Forum Saint-Laurent sur la sécurité internationale.

Andréanne Bissonnette, lauréate en 2016 de la bourse Marc-Bourgie, s’est découvert un intérêt pour la politique migratoire américaine lors de son stage comme coordonnatrice de l’Observatoire sur les États-Unis. Maintenant étudiante au doctorat en science politique, elle est chercheuse en résidence à la Chaire et commente régulièrement la politique migratoire des États-Unis dans les médias.

Une Fondation pour l’éducation

Créée en 1997 par Marc Bourgie, la Fondation Marc Bourgie a pour mission de donner à de jeunes Québécois les moyens de poursuivre leurs études collégiales ou universitaires en leur offrant des bourses. Sa présidente, Claude Bourgie-Bovet, est convaincue de l’importance de la philanthropie dans la société. «Pour mon père, c’était essentiel de donner une chance à tout le monde. J’espère que ceux et celles que nous aidons aujourd’hui vont comprendre l’importance d’aider à leur tour plus tard. On veut montrer l’exemple», ajoute-t-elle.

Mme Bourgie-Bovet a rencontré le fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand, Charles-Philippe David, il y a maintenant 20 ans. En moins de 10 minutes, une chimie s’était installée entre eux, donnant lieu à une collaboration fructueuse. «Le rôle de la Chaire est primordial, a affirmé la présidente de la Fondation. Elle éduque les gens sur les relations internationales, et c’est très important, surtout aujourd’hui. Je lui souhaite de continuer encore longtemps, parce que ce qu’elle fait, elle le fait bien.»

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