Dialogue et réconciliation

La Semaine hispanophone propose plusieurs activités, conférences et tables rondes à saveur sociale et politique. 

9 Octobre 2018 à 16H25

L'étudiante au certificat en espagnol Chantal Dussault a remporté l'an dernier le premier prix du concours de photo organisé dans le cadre de la Semaine hispanophone. Intitulée El mercado de San Francisco El Alto, la photo a été prise au Guatemala.Photo: Chantal Dussault

La huitième édition de la Semaine hispanophone aura lieu à l'UQAM du 15 au 18 octobre prochains. Organisée par l'École de langues et l'Institut d'études internationales de Montréal, celle-ci a pour thème «Dialogue et réconciliation». «Il s'agit d'une occasion pour faire le point sur l'actualité politique en Amérique latine – la réconciliation avec les FARC en Colombie, l'adaptation à un nouveau gouvernement au Mexique – et sur les phénomènes sociaux comme le débat sur l'avortement en Argentine, le mouvement #Me Too et les exodes migratoires», explique Monica Soto, maître de langue en espagnol.

Comme par les années passées, cette semaine propose plusieurs activités gratuites. Des stands d'information au pavillon R (niveau métro) permettront aux étudiants de se renseigner sur les programmes de mobilité internationale, sur les cours d'espagnol offerts à l'UQAM et sur les livres disponibles à la librairie Las Américas, spécialisée en langue espagnole. Des représentants consulaires de l'Argentine et du Mexique seront sur place pour renseigner les Uqamiens au sujet des différentes occasions d'emploi et d'échanges académiques. Un comptoir promotionnel de la COOP UQAM comportant une sélection d'ouvrages sur l'Amérique latine est aussi au programme de la Semaine hispanophone.

La conférence d'ouverture, «Dialogue et réconciliation», sera donnée par Alejandro Estivill, consul général du Mexique, et Sergio Restrepo Otálora, consul général de la Colombie (15 octobre, 17 h 30, DS-1950). Le modérateur de cet échange sera le professeur du Département de sociologie Victor Armony. Plus tôt lors de cette première journée, une démonstration de tango par des danseurs professionnels aura lieu à l'agora du pavillon Judith-Jasmin (12 h 30).

Une séance d'information sur la mobilité internationale se tiendra le 16 octobre (12 h 45, DS-M440). Cloé De Garie Fortin, agente de recherche et de planification au Service des relations internationales, abordera les séjours d'études dans le monde hispanophone, tandis que la maître de langue Jessica Payeras présentera l'École d'été de Bogotá 2019.

Une table ronde portant sur le thème «La démocratie en action» aura également lieu le 16 octobre (14 h, J-1187). Organisée par le Réseau d'études latino-américaines de Montréal, celle-ci réunira Victor Armony, la doctorante en psychologie Floryana Víquez, le professeur de Concordia Jean François Meyer et la chargée de cours de l'Université de Montréal Tatiana Navallo.

Trois autres tables rondes auront lieu le 17 octobre. La conseillère d'arrondissement Josefina Blanco ainsi que le directeur général de la Chambre de commerce latino-américaine du Québec, Héctor Giraldo, répondront à la question «Quel avenir pour les Latino-Québécois?» (11 h, V-2830).

Trois étudiantes de cycles supérieurs – la doctorante en science politique Priscyll Anctil, la candidate à la maîtrise en communication Marion Chuniaud et la doctorante en droit Gloria Zapata –  échangeront à propos de la réintégration sociale en Colombie selon trois perspectives féministes (14 h, A-2845). Le professeur du Département de science politique Julian Durazo agira à titre de modérateur.

En soirée, les professeures du Département de sociologie Leila Célis et Myriame Martineau ainsi que leur collègue Colin Grey du Département des sciences juridiques traiteront de la thématique «hospitalité et réconciliation» (18 h, DS-1950).

Les cinéphiles pourront assister à une projection-débat du film NO, réalisé en 2012 par le chilien Pablo Larraín (17 octobre, 12 h 30, A-2285). Ce film évoque la participation du jeune publicitaire René Saavedra (Gael García Bernal) à la campagne en faveur du «non» lors du référendum chilien de 1988, lequel portait sur le maintien au pouvoir d'Augusto Pinochet. Le professeur associé José Del Pozo, du Département d'histoire, animera les échanges après le film.

La conférence de clôture, «Violence, mémoire et réconciliation en Amérique latine», sera donnée par José Del Pozo et l'enseignant Ovide Bastien, du collège Dawson (18 octobre, 12 h 30, DS-1950). Elle sera suivie de la remise des prix du concours de photographie.

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE