Lectures de mai

Notre sélection mensuelle d'ouvrages publiés par des professeurs, chargés de cours, étudiants, employés, diplômés ou retraités de l'UQAM.

8 Mai 2018 à 9H59

Série «Titres d'ici»

L'étape du choix de carrière

La fin de l'adolescence et l'entrée dans l'âge adulte correspondent à une période intense de transformations sur les plans personnel, scolaire et social. C'est aussi un moment où de nombreuses décisions d'études et de carrière doivent être prises dans des délais rapprochés. Les parents et les professionnels de l'orientation jouent un rôle distinct, mais complémentaire auprès des jeunes. Encore faut-il savoir bien identifier leurs besoins en tenant compte de leurs caractéristiques et de leur façon d'envisager le processus de prise de décision. Dans L'ado en mode décision, les professeurs du Département d'éducation et pédagogie Louis Cournoyer et Lise Lachance, respectivement directeur de la Clinique carrière de l'UQAM et vice-doyenne aux études de la Faculté des sciences de l'éducation, proposent de découvrir sept profils de prise de décision de carrière chez les jeunes: authentique, rationnel, spontané, engagé, inspiré, transporté et opportun. Inspiré d'une recherche menée auprès de 2155 élèves de cinquième secondaire dans 17 écoles du Québec, leur ouvrage cerne les enjeux et les problématiques associés à ces profils, les différents modes de prise de décision de carrière, et les besoins d'aide en orientation. En annexe, une grille d'évaluation permet d'identifier le profil auquel appartient le jeune. Publié chez Septembre Éditeur.

Lumière de la ville

De Montréal à Séoul en passant par Paris, Londres et Maputo, au Mozambique, presque toutes les villes du monde sont le théâtre de projections et d’installations permettant d’investir l’espace public et de réduire la durée et l’obscurité de la nuit. Grâce au perfectionnement des nouvelles technologies, le phénomène de la mise en scène de la lumière a pris de l’ampleur au cours des dernières décennies. De nouvelles approches axées sur l’art relationnel, l’art d’intervention, le Net art et les médias sociaux mettent maintenant directement à contribution les citoyens dans l’espace public de la nuit. Sous la direction de Louise Poissant, professeure associée à l’École des arts visuels et médiatiques, qui a été doyenne de la Faculté des arts de 2006 à 2015, le livre Lumières de la ville présente les plus récentes recherches sur la mise en scène de la lumière, articulées autour d’exemples et de réflexions d’artistes, de pionniers et de spécialistes. Plusieurs Uqamiens collaborent à cet ouvrage, dont la directrice de la Galerie de l’UQAM, Louise Déry, la doctorante Aurélie Besson et la diplômée Melissa Mongiat (B.A. design graphique, 2002). Parmi la centaine de photos que l’on retrouve dans le livre, plusieurs ont été prises des façades du pavillon Président-Kennedy et du clocher de l’UQAM. Publié aux Presses de l’Université du Québec.

Histoire des lois spéciales

Les lois d'exception ont été au cœur de l'histoire syndicale québécoise des 50 dernières années. Depuis le milieu des années 1960, entre luttes sociales et crises économiques, tous les gouvernements y ont eu recours pour interdire et réprimer l'exercice du droit de grève dans les secteurs public et privé. Au moyen d'une documentation inédite, l'ouvrage Grève et paix, cosigné par le professeur du Département d'histoire Martin Petitclerc et le doctorant en histoire Martin Robert, montre comment les lois d'exception ont bouleversé non seulement le monde du travail, mais la société québécoise dans son ensemble. Les atteintes répétées au droit de grève, pourtant reconnu par l'Assemblée nationale, ont suscité un fort mouvement de contestation syndicale, voire de désobéissance civile dans les années 1970. «Affaibli par l'adoption de lois spéciales particulièrement sévères, de décrets imposant les conditions de travail et de réformes sociales draconiennes, le mouvement syndical peine toujours à retrouver sa combativité», écrivent les auteurs. Aujourd'hui, peu de grèves importantes sont déclenchées au Québec et au Canada sans que le gouvernement ne brandisse la menace d'une loi spéciale, plaçant l'exercice du droit de grève sous un régime d'«exceptionnalisme permanent». Paru chez Lux éditeur. 

La défense des droits à travers le milieu communautaire

Depuis l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, en 1948, l'appareil des droits humains s'est énormément complexifié. Une multitude de groupes sociaux – femmes, enfants, personnes handicapées, peuples autochtones, personnes LGBTQ –  se sont emparés de la notion de droit. «Se considérer comme membre à part entière de l'humanité, désirer être traité comme égal et porteur de droits est plus que jamais devenu une façon de faire valoir la justice sociale pour tous les groupes minorisés», écrivent Francine Saillant, de l'Université Laval, et Ève Lamoureux, professeure au Département d'histoire de l'art, en introduction de l'ouvrage InterReconnaissance. La mémoire des droits dans le milieu communautaire au Québec. Cet ouvrage collectif démontre que le mouvement communautaire québécois a contribué de façon décisive à la reconnaissance des groupes minorisés, que ses actions de soutien et de conscientisation ont transformé le paysage social. Les professeurs du Département de sexologie Line Chamberland et Joseph Josy Lévy ainsi que les candidats au doctorat Madeleine Bègue (sexologie) et Claude G. Olivier (histoire de l'art), l'étudiante à la maîtrise Julie Bruneau (B.A. histoire de l'art, 2014) et la diplômée Pirayeh Parvaresh (M.A. sexologie, 2013) ont contribué à différents chapitres du livre, qui s'intéresse notamment à la contribution des créations artistiques à la lutte pour la reconnaissance des droits.

Trouble panique et agoraphobie

La peur d'avoir peur est devenu un classique! Destiné aux gens souffrant de trouble panique et/ou d'agoraphobie, ce livre d'autotraitement a été rédigé il y a 25 ans. Il en est aujourd'hui à sa quatrième édition, après avoir été tiré à plus de 80 000 exemplaires. «Au fil des ans, nous avons eu nombre de témoignages de gens qui se sont autotraités avec le livre et de témoignages de professionnels de la santé nous disant se référer à notre livre pour guider leur intervention psychothérapeutique», écrivent les auteurs et psychologues André Marchand (Ph.D. psychologie, 1985), professeur au Département de psychologie, Andrée Letarte et Amélie Seidah (Ph.D. psychologie, 2004). Toujours aussi pertinent, leur ouvrage décrit bien ce que les personnes atteintes de trouble panique et d'agoraphobie peuvent ressentir: la crainte d'être submergées par l'émotion et les sensations de peur, redoutant même d'en mourir ou d'en garder de graves séquelles. Les auteurs expliquent clairement pourquoi ce qu'elles vivent n'est pas dangereux, fournissent des informations détaillées et enrichies, ainsi que des stratégies simplifiées pour aider ces personnes à se traiter elles-mêmes au moyen de méthodes thérapeutiques éprouvées. Ce livre est également un outil de référence pour les professionnels de la santé mentale lors de l'évaluation et du traitement du trouble panique et de l'agoraphobie. Paru chez Trécarré.

Favoriser l'insertion professionnelle des enseignants

Au Québec, près d’un enseignant sur cinq quitte la profession au cours des cinq premières années de sa carrière. Le manque de continuité entre la formation des enseignants et l’insertion professionnelle rend difficile le processus d’adaptation et les enseignants débutants se disent peu préparés à la vie réelle en classe et à l’intégration au système scolaire. «L’enseignement est un travail relationnel complexe qui peut provoquer de fortes émotions. La complexité et la lourdeur incitent les enseignants débutants à travailler pendant de nombreuses heures, ce qui occasionne un déséquilibre entre la vie personnelle et professionnelle», peut-on lire dans le livre Préparer à l’insertion professionnelle pendant la formation en enseignement, dont l’une des codirectrices est France Dufour, professeure au Département d’éducation et formation spécialisées. Cet ouvrage collectif franco-québécois plaide en faveur du renforcement d’activités préparatoires à l’insertion professionnelle, de l’ajout de cours visant le développement de compétences dans l’organisation de la classe et la gestion des apprentissages en contexte de suppléance. Des besoins des futurs enseignants aux dispositifs qui mènent à une insertion professionnelle harmonieuse, les auteurs se penchent sur les actions entreprises par les universités et par le milieu scolaire pour faciliter le passage du statut d’étudiant à celui d’enseignant. Publié aux Presses de l’Université du Québec.

 

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE