Lectures d'octobre

Notre sélection mensuelle d'ouvrages publiés par des professeurs, chargés de cours, étudiants, employés, diplômés ou retraités de l'UQAM.

16 Octobre 2018 à 15H23

Série «Titres d'ici»

Enseigner la danse à l’école

Trente-cinq ans après la publication de La parole est à la danse (Éditions Laliberté), rédigé en 1983 par Monik Bruneau et Madeleine Lord, professeures retraitées du Département de danse, un nouvel ouvrage de référence sur l’enseignement de la danse en milieu scolaire est lancé. Faire danser à l’école s’adresse aux actuels et futurs enseignants de la danse en milieu scolaire, aux conseillers pédagogiques, aux formateurs d’enseignants, aux chercheurs et aux artistes. Prenant appui sur des résultats de recherche sondant la parole de praticiens d’expériences diverses, l’ouvrage pose un regard actualisé sur les fondements et les pratiques de l’enseignement de la danse en milieu scolaire et en périphérie de l’école. Dirigé par Hélène Duval, Caroline Raymond et Nicole Turcotte, professeures au Département de danse, l’ouvrage met à contribution neuf autres collaboratrices, dont leurs collègues Marie Beaulieu, Sylvie Fortin, Nicole Harbonnier et Monik Bruneau. Planification des apprentissages et de l’enseignement, démarche d’appréciation esthétique et critique, danse dédiée au jeune public et accès au patrimoine chorégraphique sont quelques-uns des thèmes abordés. «La danse est pensée ici autour de la notion du FAIRE, comprise dans le sens de l’action de l’enseignant ou de l’artiste», soulignent les auteures. Publié aux Presses de l’Université Laval.

Des geeks qui vous veulent du bien

Fondé il y a à peine quelques années, le collectif Crypto.Québec ne chôme pas. Et pour cause: les enjeux dont traite cet organisme à but non lucratif – la surveillance, la protection de la vie privée, les enjeux géopolitiques liés au hacking – se retrouvent régulièrement au centre de l'actualité. Entre les projets de recherche, les interventions médiatiques et les formations et conférences portant sur la sécurité numérique, ses membres, parmi lesquels la doctorante en communication Anne-Sophie Letellier, aussi chargée de cours à l'École des médias, ont trouvé le temps de rédiger un ouvrage intitulé On vous voit: comment déjouer les malveillants sur Internet. «À une époque où la majorité de nos activités quotidiennes passent – à un moment ou à un autre – par les systèmes informatiques, il va sans dire que la sécurité numérique devient la pierre angulaire de toute bonne hygiène numérique», écrivent-ils. Le livre aborde l'achat et la vente sécuritaires en ligne, les fraudes, les modèles de menace, l'authentification de l'identité, la surveillance opérée par les États, les monnaies numériques ainsi que le Darknet. Un tour d'horizon fort instructif, bien vulgarisé et incontournable! Publié chez Trécarré.

Précurseur de la Révolution tranquille

L'ancien recteur et professeur au Département de science politique Claude Corbo poursuit sa réflexion sur l'échec politique déjà engagée dans les livres qu'il a consacrés notamment à Alexis de Tocqueville, Félix-Gabriel Marchand, Honoré Mercier et Paul Gouin. Dans Georges-Émile Lapalme, il se penche sur la carrière de celui qui est devenu chef du Parti libéral du Québec en 1950, après avoir été député au parlement fédéral. Adversaire résolu, Lapalme s'en prend sans relâche au conservatisme obstiné de Maurice Duplessis, alors au sommet de son pouvoir. Chef de l’opposition libérale, il dénonce les tares du régime: fraudes électorales, autoritarisme, favoritisme, anti­syndicalisme, vente à vil prix des ressources naturelles. En même temps, Lapalme prépare les transformations des années 1960: justice sociale pour les plus démunis, système d’éducation réformé et gratuit, modernisation de l’État, reconnaissance des droits des travailleurs, égalité juridique des femmes, protection de la langue et de l’identité culturelle du Québec. Ses discours et écrits politiques publiés entre 1945 et 1981, objets de cet ouvrage, constituent un tableau impressionnant du Québec de ces décennies et mettent en évidence son apport essentiel à la Révolution tranquille. Paru chez Del Busso.

Amateurs et travail scientifique

De nouvelles configurations sociotechniques sont en train de transformer les pratiques scientifiques et la définition même de ce qui constitue une connaissance, en lien avec une diversification des acteurs concernés. Le rôle des amateurs et du grand public dans le champ de la biodiversité connaît un essor en raison, notamment, du déploiement de nouveaux dispositifs numériques extrêmement performants: plateformes en ligne ouvertes au plus grand nombre, bases de données construites directement à partir du terrain où se font les observations, informations accessibles à tous ceux qui s'intéressent au sujet. À partir de nombreuses études de cas, l'ouvrage La reconfiguration du travail scientifique en biodiversité, publié sous la direction de Serge Proulx, professeur émérite de l'École des médias, et de Florence Millerand, professeure au Département de communication sociale et publique, ainsi que des chercheurs Lorna Heaton et Patricia Dias da Silva, explore deux volets. Le premier touche la participation massive des amateurs à la production des connaissances et sa reconnaissance par les acteurs scientifiques traditionnels. Le second concerne les manières dont les dispositifs numériques façonnent les pratiques amateurs émergentes et contribuent à les structurer. Paru aux Presses de l'Université de Montréal.

La sociologie en mutation

Le professeur émérite du Département de sociologie Jules Duchastel et son collègue Jean-Marc Larouche figurent parmi les collaborateurs de l'ouvrage collectif Sociétés en mouvement, sociologie en changement. Publié sous la direction du professeur Marc-Henry Soulet (Université de Fribourg), dans la foulée du 20e congrès de l'Association internationale des sociologues de langue française tenu à Montréal en 2016, l'ouvrage interroge la nature du projet sociologique contemporain. Globalisation des enjeux, notamment écologiques et culturels, hégémonie d'un capitalisme financier, fragilisation de la capacité des États-nations à peser sur les dynamiques nationales et internationales, virtualisation de la réalité sociale… Les objets et les perspectives de la sociologie ne peuvent qu'être affectés par ces mutations profondes du contexte dans lequel cette discipline continue de se déployer. Quelle est la responsabilité critique des sociologues? Jusqu'où sont-ils reliés par une exigence de scientificité? Dans quelle mesure pensent-ils être crédibles aux yeux de la société quand ils endossent le rôle de l'expert? Comment réagissent-ils aux formes d'appropriation du travail sociologique par les organisations publiques et privées ainsi que par la société civile? Autant de questions auxquelles répondent une dizaine d'auteurs provenant de divers horizons. Paru aux Presses de l'Université Laval.   

Le système d’éducation au Québec

L'histoire de l’éducation au Québec a débuté il y a plus de 400 ans avec l’arrivée des premiers colons français en 1608. Depuis, plusieurs événements – la Confédération de 1867, la Révolution tranquille des années 1960, le Livre vert sur l’éducation de la fin des années 1970 et la réforme des années 2000 – ont modifié profondément le système éducatif. La quatrième édition de L’organisation de l’éducation au Québec – la première a été publiée en 2011 – présente les principes historiques et sociopolitiques qui ont donné naissance au système scolaire au Québec et constitue un outil de référence pour les étudiants, enseignants, directeurs d’école, commissaires et parents qui s’intéressent à l’histoire de l’éducation. L’auteur André Lemieux, professeur au Département d’éducation et pédagogie, fait découvrir les structures principales – écoles publiques et privées, cégeps, universités, mouvement syndical,  ministères –, les lois qui influencent le système scolaire ainsi que les programmes d’études de l’éducation préscolaire à l’enseignement secondaire en passant par l’andragogie et la gérontagogie. Ses collègues au Département d’éducation et pédagogie Lise Bessette, Houssine Dridi, Madeleine Tchimou, Manon Boily, France Gravelle et Marcel Lecours ont aussi collaboré à l’ouvrage. Publié aux Éditions JFD.

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