Mission de recrutement en Chine 

Grâce à la popularité du français, de plus en plus d’étudiants chinois pourraient venir étudier à l’UQAM. 

20 Novembre 2018 à 12H02

Sylvain St-Amand a rencontré de nombreux représentants du réseau des Écoles secondaires internationales et des universités chinoises. 

 «Il y a actuellement, en Chine, un réel engouement pour apprendre le français, affirme le directeur du Service des relations internationales (SRI) de l’UQAM, Sylvain St- Amand. Comme c’est désormais une langue plus importante dans le curriculum scolaire chinois pour l’obtention du diplôme secondaire, la demande pour des professeurs et des cours de français a explosé.» Sylvain St-Amand revient de Chine, où il était notamment accompagné de Simon Collin, professeur au Département de didactiques des langues.

Outre le fait de promouvoir la langue française auprès des Chinois, la mission uqamienne avait pour but de mieux faire connaître l’UQAM et ses programmes d’études. Comme l’UQAM offre un programme de français langue seconde, «cette mission était une belle occasion de recruter de futurs étudiants», explique Sylvain St-Amand, qui a rencontré des représentants du réseau des Écoles secondaires internationales en Chine, dans les villes de Xiamen, de Xi’An, de Shanghai et de Beijing.

Dès l’été prochain, de jeunes Chinois participeront à l’École d’été en français offerte par l’École de langues. La position géographique de l’UQAM en Amérique du Nord fait en sorte «qu’elle peut devenir une destination francophone des plus attrayantes pour les Chinois», assure Sylvain St-Amand.

Les membres de la mission ont aussi rencontré des professeurs de français des universités de Xiamen et de Xi’An dans le but de collaborer éventuellement à des projets de recherche en didactique du français et sur la formation des futurs enseignants. L’Université des langues étrangères de Beijing a montré un intérêt à collaborer également à des projets de recherche.

Toujours à Beijing, les Uqamiens ont fait la connaissance de représentants d’une entreprise mandatée par le ministère chinois de l’éducation pour développer une plateforme d’enseignement à distance. Un projet pilote existe déjà dans quelque 1000 écoles primaires chinoises. «Simon Collin, qui s’intéresse aux nouvelles technologiques appliquées à l'éducation, et son équipe ont été invités à développer un programme d’enseignement du français pour cette plateforme», dit Sylvain St-Amand. Financé par le gouvernement chinois, le contenu pourrait être conçu en collaboration avec des chercheurs provenant des facultés d'éducation des universités de Xiamen, de Xi’An et de Beijing. «De tels projets créent des réseaux favorisant la mobilité des étudiants des cycles supérieurs et des chercheurs», conclut le directeur du SRI.

Dialogue Canada-Chine

Sylvain St-Amand a représenté l’UQAM dans le cadre du troisième dialogue annuel des dirigeants Canada-Chine. L’événement réunissait des hauts fonctionnaires fédéraux et provinciaux, dont des membres des ministères de l’Économie et de l’Innovation, des Relations internationales et de la Francophonie, ainsi que des représentants du gouvernement chinois. Des membres de l'OBNL canadien Mitacs, qui sert d'intermédiaire entre les entreprises, les professeurs et les étudiants de cycles supérieurs, étaient présents.

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