De Montréal à Kuujjuaq

L'étudiant David Désilets et son ami Samuel Lalande-Markon feront la traversée du Québec à vélo et en canot.

5 Juillet 2018 à 16H31

David Désilets et Samuel Lalande-Markon.

David Désilets, étudiant au baccalauréat en développement de carrière et commis à la gestion des études au Campus de Laval, et son ami Samuel Lalande-Markon,  accompliront un exploit hors du commun cet été: ils parcourront les 2500 kilomètres qui séparent Montréal de Kuujjuaq en vélo et en canot. «À notre connaissance, ce périple n’a jamais été réalisé dans cette forme», affirme David Désilets.

L’expédition, qui a débuté dans la matinée du 5 juillet, verra Samuel parcourir les 2000 premiers kilomètres à vélo en quelque 20 jours. David le rejoindra ensuite au bout de la route Transtaïga – l’un des chemins forestiers les plus isolés au monde –, à la rivière Caniapiscau. Les comparses franchiront ensemble, en canot, les 520 kilomètres restants jusqu’à Kuujjuaq. «Nous pouvons facilement parcourir une quarantaine de kilomètres par jour par temps calme et ensoleillé, mais plusieurs éléments – pluie, rapides, niveau d’eau, portages – peuvent modifier nos plans, soutient David Désilets. Nous avons suffisamment de nourriture pour 25 jours de canot.»

Une part d’inconnu

Les deux acolytes mijotent ce projet depuis plus d’un an. Ils ont suivi des formations sur la navigation et le sauvetage en eaux vives et ont également fait quelques expéditions, entre autres sur la rivière Rouge, dans les Laurentides. «Nous sommes prêts à réaliser ce défi, mentionne David Désilets. Nous avons surtout hâte de nous retrouver en contact avec la nature, loin de tout moteur et de toute vie humaine.»

Bien qu’ils soient bien préparés pour ce périple, une part d’inconnu subsiste. «La cartographie des rapides, des cours d’eau et des chutes dans le nord du Québec n’a pas été mise à jour depuis 2005, note l'aventurier. Une rivière peut drastiquement changer selon le niveau de l’eau ou la chute d’un arbre.»

Grâce à un téléphone satellite, les aventuriers pourront communiquer avec leurs proches en tout temps. David Désilets apportera également un appareil afin d’enregistrer le paysage sonore. «Il y aura très certainement des différences dans les sons ambiants entre le 55e et le 60e parallèles», souligne-t-il.

On peut suivre le périple des aventuriers sur leur site Web ou leur page Facebook. On peut également faire un don qui servira à défrayer les coûts reliés à l’expédition.

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