Grosses têtes du crime

L’UQAM et URBANIA lancent la nouvelle saison de la série en baladodiffusion.

12 Novembre 2018 à 8H40

L’UQAM et URBANIA lancent une nouvelle saison de la série en baladodiffusion Grosses têtes. Regroupés sous le thème Grosses têtes du crime, les nouveaux épisodes racontent des histoires surprenantes derrière les innovations du monde judiciaire. Six étudiants de l’UQAM présentent des techniques et outils inédits qui permettent de mieux comprendre et de capturer les criminels, mais aussi d’améliorer le système de justice. On peut y entendre, entre autres, des témoignages de malfaiteurs et des entrevues réalisées avec des experts. Le lancement de la série a eu lieu le 9 novembre dernier à la Cinémathèque québécoise dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).

L’UQAM et URBANIA proposent chaque année, depuis 2013, un laboratoire d’exploration médiatique au cours duquel des étudiants peuvent appliquer leurs connaissances et tester des concepts en journalisme et en production de contenu dans un contexte réel.

Les cinq épisodes sont présentés dans des formats éclatés qui plairont aux amateurs de séries policières. La série en baladodiffusion Grosses têtes peut être écoutée sur URBANIA. Les cinq épisodes sont également en ligne sur Apple Podcasts et Soundcloud.

L’équipe du Lab URBANIA 2018 était composée des étudiants Thomas Dufour, Lina Heckenast, Daniela Vargas, Mathieu Aubry et Gabrielle Audet-Michaud, du baccalauréat en communication/ journalisme, et de Félix Mihigo, du certificat en composition et rédaction françaises. Ils ont travaillé sous la supervision de la réalisatrice Marie-Michèle Giguère.

La prochaine édition du Lab URBANIA se consacrera à la poursuite de la série Grosses têtes. Une nouvelle cohorte aura le mandat de réaliser cinq nouveaux épisodes au printemps 2019.

Les épisodes:

Épisode 1: Les mots qui trahissent

Aux États-Unis, de la fin des années 70 jusqu’au milieu des années 90, une série d’attentats à la bombe fait plusieurs morts et des blessés. Dans la foulée d’une enquête qui s’étendra sur près de 20 ans, Theodore Kaczynski est arrêté grâce au travail du linguiste Jim Fitzgerald. Les applications de la linguistique dans l’univers du crime sont nombreuses. Certains experts ont développé des outils capables de détecter les menteurs, d’identifier un coupable ou de résoudre des crimes grâce aux lettres de l’alphabet. Même les textos des criminels (ou les vôtres) peuvent révéler des secrets…

Épisode 2: Dans la tête des criminels

Tous les jours, les criminels sont à l’œuvre, que ce soient des assassins prêts à tuer pour un peu d’argent, des vendeurs de drogue aux coins des rues ou même des voleurs en col blanc.  Mais que se passe-t-il dans leurs têtes? Dans quel état se trouvent-ils dans les minutes avant de commettre un geste grave? Comment ces personnes vivent-elles leurs méfaits? Sont-elles si différentes de nous? Deux comparses qui ont commis un vol à main armée témoignent, donnant un accès privilégié à ce qui se tramait dans leurs pensées à ce moment précis.

Épisode 3: L’art de faire avouer

Un informaticien qui avoue le meurtre de sa femme grâce à une technique d’interrogatoire québécoise basée sur la science du comportement. Des agents de la GRC qui deviennent «amis» avec un djihadiste dans le cadre d’une mission d'infiltration. Tour d’horizon des plus ingénieuses méthodes d’investigations québécoises qui modernisent le travail des enquêteurs.

Épisode 4: Ceci n’est pas un fait divers

Des meurtres aux accidents d’auto, les faits divers remplissent tant l’espace médiatique que l’espace artistique. Et aussi anodins qu’ils puissent paraître, les faits divers et leur couverture ont des conséquences réelles sur la loi. Pourquoi en sommes-nous aussi obsédés? Devrions-nous l’être?

Épisode 5: Waskapiwin Nahitatowin – Justice communautaire

Devant la surreprésentation des détenus issus de leur communauté dans le système correctionnel canadien, de plus en plus d’autochtones élèvent la voix pour proposer d’autres solutions, en phase avec une démarche plus large de réappropriation de leurs traditions. Les Atikamekw ont créé les Comités de justice autochtone en réponse à cette problématique. Qu’est-ce que c’est? Comment ces comités peuvent-ils changer la vie des personnes ayant commis des fautes graves?

 

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