Recherche sur le TOC

Des parents de jeunes ayant un trouble obsessionnel-compulsif sont recherchés pour participer à une étude.

18 Avril 2018 à 10H49

«Le TOC le plus commun est en lien avec la propreté, comme le fait de se laver les mains constamment», souligne Annie Surprenant, étudiante au doctorat en psychologie.Photo: iStock

Entre 750 et 3000 jeunes de 9 à 16 ans de la région de Montréal souffrent de trouble obsessionnel-compulsif (TOC), soit de 0,5 % à 2 % de l’ensemble des jeunes de cet âge. «Les répercussions pour les familles ayant un enfant atteint de TOC sont nombreuses: relations familiales conflictuelles, attitudes parentales négatives, participation des membres de la famille dans les rituels du jeune», souligne Annie Surprenant, étudiante au doctorat en psychologie.

Pour son projet de recherche doctoral mené sous la direction de Julie B. Leclerc, professeure au Département de psychologie, Annie Surprenant est à la recherche de parents de jeunes âgés entre 9 et 16 ans ayant des symptômes ou un diagnostic de TOC. Sa recherche consiste à évaluer les effets de «Parents à Bord», un programme parental qui vise à mieux comprendre cette maladie mentale et à améliorer le soutien et le fonctionnement familial.

La recherche consiste en deux rencontres d’une heure avec le jeune au début et à la fin du programme, ainsi que 10 rencontres d’une heure avec une intervenante spécialisée pour le parent uniquement. Les rencontres auront lieu au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CRIUSMM).

Perturbations multiples

Le trouble obsessionnel-compulsif se caractérise par des obsessions – pensées ou images récurrentes – ou des compulsions – comportements ou actes mentaux répétitifs – qui entraînent des perturbations dans plusieurs sphères de la vie. «Le TOC le plus commun est en lien avec la propreté, comme le fait de se laver les mains constamment ou de prendre des douches anormalement longues», précise Annie Surprenant.

À ce jour, les traitements usuels afin de traiter le TOC montrent des taux d’efficacité variables et peu d’effets à long terme. «Mais des études ont démontré que l’ajout d’une composante parentale améliorait l’efficacité de ces traitements», explique la doctorante.

Pour toute information ou pour participer à la recherche, on peut s'adresser au Laboratoire d'études des troubles de l'ordre de la psychopathologie en enfance (LETOPE) par courriel à l'adresse letope.uqam@gmail.com, par téléphone au 514 251-4015, poste 3593, ou sur la page Facebook du LETOPE.

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