L'entrée dans l'écrit au préscolaire

Des approches enseignantes et familiales sont à privilégier pour favoriser la réussite des enfants.

28 Mai 2019 à 15H07

Série Acfas 2019
Plusieurs scientifiques de l'UQAM organisent des colloques dans le cadre du congrès qui a lieu à l'Université du Québec en Outaouais du 27 au 31 mai.

Photo: Getty Images

Le projet de loi 5 visant à offrir la maternelle à tous les enfants de 4 ans d’ici 2023 – une promesse phare du gouvernement caquiste – a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers mois. Est-ce que cette mesure sera réellement «pour le bien des enfants», comme l’affirme le premier ministre François Legault? «Avec l’arrivée des maternelles quatre ans, le temps était parfait pour faire le point sur les conditions les plus favorables pour favoriser l’entrée dans l’écrit des jeunes enfants, tant du point de vue des enfants, des familles que des enseignantes», affirme Nathalie Prévost, professeure au Département d’éducation et formation spécialisées.

En collaboration avec sa collègue Annie Charron, la chercheuse organise le colloque Soutenir l’entrée dans l’écrit des enfants d’âge préscolaire : des exemples de littératie familiale et de pratiques enseignantes (29 mai), dans le cadre du 87e congrès de l’Acfas. La collaboration famille-école, les pratiques préventives, l’utilisation optimale du livre jeunesse et les moyens de favoriser l’émergence de l’écrit seront quelques-uns des thèmes abordés. «Des chercheurs ont expérimenté des programmes en milieu familial qui favorisent le développement des compétences en écriture et facilitent la transition famille-maternelle, souligne Nathalie Prévost. D’autres ont évalué des projets en classe qui favorisent la transition maternelle-première année.»

Réunissant des professeures et des enseignantes du Québec – dont la diplômée Elisabeth Jacob (Ph.D. éducation, 2018), professeure à l’Université du Québec à Chicoutimi – et une chercheuse de la Haute école pédagogique de Bejune, en Suisse, le colloque vise, en s’appuyant sur les données récentes de la recherche, à identifier les pratiques de littératie familiale et les pratiques enseignantes les plus efficaces pour soutenir l’entrée dans l’écrit. «Et ce, nonobstant le contexte social et les politiques ministérielles», précise Nathalie Prévost. 

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