Cent pour cent pour Sandrine Faust!

Grâce au développement sur le web d'Alloprof, 400 000 élèves obtiennent de l'aide pour réussir leurs devoirs.

27 Août 2019 à 10H16

Série L'esprit UQAM
On les reconnaît à leur audace, à leur esprit d’innovation, à leur sens de l’engagement. Ils ont «l’esprit UQAM». À l’occasion du 50e, des diplômés qui ont fait leur marque dans toutes les sphères de la société évoquent leur parcours uqamien. Cette série a été créée pour le site web UQAM: 50 ans d'audace.

 

Il y a 10 ans, nous avions visité les locaux montréalais d'Alloprof en compagnie de Sandrine Faust (B.A.A., 1993; B.Éd. enseignement en adaptation scolaire et sociale, 1997). Les enseignants qui y travaillaient adoraient manifestement leur travail. «Imaginez tous les bons côtés de l’enseignement sans aucun des inconvénients, nous avait dit la directrice générale de l'organisme, lauréate d'un prix Reconnaissance en 2008. Pas de préparation de cours, pas de correction et pas de discipline à faire. Uniquement des interactions avec des élèves motivés et réceptifs aux explications.»

Sandrine Faust en est à sa 20e année à la tête d'Alloprof, un organisme devenu incontournable dans le paysage scolaire québécois – 400 000 élèves ont reçu de l'aide pour faire leurs devoirs sur sa plateforme l'an dernier. Un nouveau centre Alloprof en sciences a vu le jour à Saguenay, s'ajoutant à ceux de Montréal et de Québec. Ils sont désormais plus d'une centaine d'enseignants à répondre aux interrogations des élèves de la première année du primaire à la cinquième année du secondaire, du lundi au jeudi, entre 17 h et 20 h.

Sous la gouverne de sa directrice générale, Alloprof a embrassé les nouvelles technologies. On a ajouté au service téléphonique et au service de clavardage un service par texto, ainsi qu'une panoplie de ressources: capsules vidéos et séances de cyber-révision en direct (disponibles ensuite sur la chaîne YouTube Alloprof), ainsi que des jeux et des applications pour apprendre en s'amusant. Alloprof a même lancé en 2017 Alloprof Parents, un nouveau service d’aide afin d’outiller et de guider les parents. Cent pour cent sur toute la ligne!

Quel type d'étudiante étiez-vous?

J’étais une étudiante très curieuse et intéressée, un peu hyperactive et très impliquée dans la vie scolaire. J’étais membre active de l'Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales (AIESEC) et de l’Association des étudiants du module d'administration (AEMA). J’ai participé à plusieurs éditions des Jeux du commerce, où je représentais l’UQAM dans les études de cas en management et lors de la simulation boursière. J’ai aussi participé à un projet d'études internationales en Thaïlande en 1991. J’ai énormément appris à travers ces expériences extrascolaires.

Sur le plan académique, j’étais très disciplinée. Je ne disposais pas de beaucoup de temps d’études, alors je maximisais mon attention en classe. Je m’assurais de tout comprendre à la fin de chaque cours et je demeurais très active durant les cours. Cette participation active se traduisait notamment par des prises de notes frénétiques, une avalanche de questions adressées au professeur et la consommation d’un peu… beaucoup de café!

Et ça a bien fonctionné, car j’ai terminé mon bac en administration, option finances, avec une mention d’excellence.

Mon expérience durant mon deuxième bac en adaptation scolaire et sociale a été un peu différente. J'étais moins impliquée dans les activités parascolaires – j'avais donné lors de mon bac précédent! J’ai toutefois découvert une nouvelle passion pour les processus d’apprentissage et pour la motivation des jeunes à accomplir des tâches. Je me souviens d’avoir beaucoup lu et d’avoir assidûment observé les enseignants que je côtoyais dans mes stages afin de peaufiner mes interventions.

Que rêviez-vous de devenir?

Grande question! Je me cherchais beaucoup. Au fil d'expériences de travail variées, j’ai réalisé qu’il me serait difficile d’être complètement épanouie dans un cadre déjà établi. Avec Alloprof, je suis devenue ce que je rêvais de devenir: une entrepreneure au service d’une cause qui me passionne!

Quelle idée, quel concept, quel buzzword était à la mode dans votre domaine à l'époque de vos études?

L’informatique. Ne plus taper nos travaux à la dactylo, mais sur un ordinateur… juste ça, c’était une révolution. C’était omniprésent dans nos discussions de corridor. L’efficacité augmentée exponentiellement grâce aux nouvelles technologies et les premiers balbutiements d’Internet nous excitaient énormément.

Quel était l'endroit préféré des étudiants pour se réunir?

La brasserie étudiante à côté de la cafétéria. J’en garde beaucoup de bons souvenirs. Je me souviens que le personnel était particulièrement accueillant et nous faisait sentir rapidement comme chez nous. Parfois, après un examen, ça se terminait au J-M100 pour danser!

Pouvez-vous nommer un professeur, une phrase ou un cours qui vous a marquée?

Je me souviens d’avoir adoré mon cours de sociologie «Analyse de la société québécoise». C’était captivant. Je me souviens que je regardais ma montre régulièrement afin de voir combien de minutes de plaisir il me restait encore!

Que souhaitez-vous à l'UQAM pour ses 50 ans?

Beaucoup de succès tout en préservant la personnalité distinctive qui fait sa renommée. C’est cette personnalité qui fait que l’UQAM attire des esprits différents, des têtes qui sortent du moule. Nous avons la chance de vivre à une époque où la valeur de la diversité est de plus en plus reconnue et démontrée. Dans le monde universitaire québécois, l’UQAM joue un rôle fondamental pour faire émerger ces talents d’exception. Je souhaite vivement que l’UQAM poursuive dans cette voie.

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