Claude Béland à l’UQAM

L’ancien président de Desjardins a fondé ce qui allait devenir la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable.

25 Novembre 2019 à 14H23

Claude Béland

Décédé le 24 novembre dernier à l’âge de 87 ans, Claude Béland a marqué le Québec et en particulier le mouvement coopératif. Président du Mouvement Desjardins de 1987 à 2000, il avait d’abord fondé la Fédération des caisses d’économie du Québec ainsi que plusieurs autres coopératives. Deuxième personnalité à être nommée docteur honorifique de l’UQAM (après Paul Gérin-Lajoie, instigateur de la réforme de l’éducation), en 1993, Claude Béland a également été professeur associé à l’ESG UQAM, où il a fondé, en 2000, la Chaire économie et humanisme, devenue la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable.

La professeure du Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale Corinne Gendron, qui lui a succédé à la tête de la Chaire en 2004, garde un très bon souvenir de celui qui est resté un précieux collaborateur jusqu’en 2015. «En plus d’avoir une vision humaine de l’économie, il était très ouvert aux questions de développement durable et il a été pour nous un collaborateur fantastique, qui avait toujours beaucoup d’idées à proposer, sans chercher à imposer ses vues personnelles», témoigne-t-elle.  

Avocat de formation, Claude Béland a pratiqué le droit en cabinet privé, avec spécialisation en droit des coopératives et en droit commercial. Au cours de sa longue carrière, il a assumé de nombreuses charges publiques. Il a notamment été membre de la Commission Bélanger-Campeau, membre du Groupe de travail sur l’encadrement du secteur financier, président du Sommet sur l’économie et l’emploi, président du comité directeur des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques, et président du Comité d’orientation du Groupe international de recherche en éthique financière et fiduciaire (GIREF). Il a signé plusieurs articles et ouvrages sur le coopératisme et les questions économiques, dont L’évolution du coopératisme dans le monde et au Québec, en 2012 (Fides). Entre autres distinctions, il a été fait officier de l’Ordre national du Québec en 1992 et grand officier en 2014.

Lors de la remise de son doctorat honorifique, la vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche de l’époque, Céline Saint-Pierre, avait souligné «l’engagement profond, généreux et tenace d’un homme qui a cru et croit au développement du Québec par la coopération, par la concertation des principaux agents économiques, sociaux et culturels, et par la prise en charge de son économie et de son destin politique».

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