David Altmejd, artiste monumental

Les installations du  sculpteur de renommée mondiale se distinguent par leur audace et leur puissance.

9 Avril 2019 à 9H47

Série L'esprit UQAM
On les reconnaît à leur audace, à leur esprit d’innovation, à leur sens de l’engagement. Ils ont «l’esprit UQAM». À l’occasion du 50e, des diplômés qui ont fait leur marque dans toutes les sphères de la société évoquent leur parcours uqamien. Cette série a été créée pour le site web UQAM: 50 ans d'audace.

Photo: Galerie White Cube, Londres.

En 2007, à l'âge de 32 ans, le sculpteur David Altmejd (B.A. arts visuels, 1998) devient le plus jeune artiste à représenter le Canada à la Biennale de Venise, l'exposition d'art contemporain la plus ancienne et la plus prestigieuse du monde. Deux ans plus tard, il remporte le prix Sobey, l'une des distinctions les plus importantes en arts visuels au Canada.

Lauréat d'un prix Reconnaissance en 2010, David Altmejd s'est fait connaître sur les scènes nationale et internationale pour ses installations sculpturales et ses échafaudages d'envergure qui incorporent des matériaux hétéroclites – cristaux, plexiglas, bois, résine – et des combinaisons de formes humaines et animales: têtes de loups-garous, oiseaux empaillés, corps en décomposition. La nature, les légendes, le cinéma et la science-fiction inspirent ses œuvres dont les thèmes oscillent entre la métamorphose du corps, le rêve, l'érotisme et la mort. «J'ai toujours été intéressé par l'évolution, par tout ce qui transforme la vie, confiait l'artiste à Actualités UQAM en 2007. Ce n'est pas la mort qui me fascine, mais la vie. Je me sers de la mort pour mieux montrer la vie, pour la rendre plus compréhensible.»

Établi à New York et représenté par la galerie londonienne White Cube, David Altmejd a exposé au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Ses œuvres se retrouvent dans des collections permanentes aussi prestigieuses que celles du Guggenheim et du Whitney Museum de New York. En 2015, le Musée d'art contemporain de Montréal, en collaboration avec le Musée d'art moderne de Paris, lui a consacré une rétrospective.

Quel type d'étudiant étiez-vous?

J'avais l'esprit de contradiction. 

Que vouliez-vous devenir?

Un sculpteur. 

Quelle idée, quel concept, quel buzzword était à la mode dans votre domaine à l'époque de vos études?

L'ironie versus la sincérité. 

Quel était l'endroit préféré des étudiants pour se réunir?

Le Café des arts au pavillon Judith-Jasmin.

Pouvez-vous nommer un professeur, une phrase ou un cours qui vous a marqué?

Monique Régimbald-Zeiber, dont j'ai suivi le cours Peinture I. 

Que souhaitez-vous à l'UQAM pour ses 50 ans?

L'UQAM a été pour moi un lieu qui encourageait la créativité extrême. Je souhaite qu'elle continue de jouer ce rôle.

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE