Deux doctorants d'exception

Éloïse Ouellet-Décoste et Darren (Daz) Saunders obtiennent la prestigieuse bourse doctorale de la Fondation Pierre Elliott Trudeau.

24 Mai 2019 à 11H19

La doctorante en droit Éloïse Ouellet-Décoste et le doctorant en linguistique Darren (Daz) Saunders (M.A. linguistique, 2016) figurent parmi les 20 récipiendaires de la bourse de la Fondation Pierre Elliott Trudeau pour l'année 2019. Ces bourses d’études doctorales, d’une valeur de 180 000 dollars et d’une durée de trois ans – un traitement annuel de 40 000 dollars et une indemnité annuelle de déplacement et de réseautage de 20 000 dollars –, sont remises à des étudiants canadiens ou étrangers qui se distinguent par l’excellence de leur dossier universitaire et par leur engagement dans la communauté.

Les deux doctorants sont les cinquième et sixième étudiants de l’UQAM à recevoir une bourse de la Fondation Pierre Elliott Trudeau depuis 2003. Mélanie Millette (Ph.D. communication, 2015), professeure au Département de communication sociale et publique, Louis-Joseph Saucier (M.Sc. sciences de l’environnement, 2005), qui produit des analyses politiques pour le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Margarida Garcia (Ph.D. sociologie, 2010), vice-doyenne à la recherche et aux communications de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa, et Marie-Soleil L'Allier, cofondatrice de l'épicerie zéro déchet LOCO, ont aussi été boursiers de la Fondation.

Éloïse Ouellet-Décoste

Photo: Fondation Pierre Elliott Trudeau

La thèse d'Éloïse Ouellet-Décoste, menée sous la direction du professeur Bernard Duhaime, porte sur la réparation des violations des droits des peuples autochtones. Son projet s'intitule: «Le Canada en transition: réconciliation, réparation et décolonisation  ̶  Analyse du concept de réconciliation à la lumière des obligations internationales de l’État et de la justice transitionnelle».

La doctorante est récipiendaire d’une bourse de doctorat du Fonds de recherche du Québec  ̶  Société et culture. Elle est titulaire d’un baccalauréat en études de l’environnement et science politique et d’un baccalauréat en droit bijuridique de l’Université McGill. Elle détient également une maîtrise en droit international de l'Académie de droit international humanitaire et de droits humains de Genève. Me Ouellet-Décoste exerce les fonctions d’analyste juridique et politique à l’association Femmes Autochtones du Québec.

Darren (Daz) Saunders

Photo: Fondation Pierre Elliott Trudeau

Daz Saunders est un citoyen engagé; cet engagement lui vient de ses parents sourds et il ne pourrait imaginer sa vie autrement qu’en participant au changement. Il a contribué à la vie civique au sein d’organismes communautaires, en plaidant en faveur de l’accès complet des personnes sourdes à la santé, aux arts, à la justice et à l’information. Sa priorité demeure néanmoins la reconnaissance de la langue des signes québécoise (LSQ) et de la contribution des intellectuels sourds.

Le doctorant est l’instigateur d’un manifeste, «Athens Declaration», pour l’accès à la science des chercheurs sourds. Ce manifeste a été présenté en 2015 au Congrès international sur l’éducation des personnes sourdes, soit 135 ans après que ce même congrès ait statué sur l’interdiction du langage des signes dans l’éducation des personnes sourdes. Il est le co-organisateur de la 10e Conférence internationale des chercheurs et universitaires sourds qui se tiendra à Montréal en 2021.

Son projet de thèse, mené sous la direction de la professeure Anne-Marie Parisot, s'intitule: «La gestualité de la représentation corporelle (RC) dans la grammaire de la langue des signes québécoise (LSQ)».

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