L'empreinte uqamienne

Une nouvelle série de balados présente les parcours de diplômées inspirantes.

18 Novembre 2019 à 14H46

La conceptrice du projet, Jessica Roland, assure l'animation de chaque épisode.Photo: Nathalie St-Pierre

Une nouvelle série de balados intitulée L'empreinte uqamienne a été lancée le 18 novembre. Cette série, qui s'inscrit dans le cadre du 50e anniversaire de l'UQAM, présente les parcours singuliers et universels de diplômées aux origines diverses qui font rayonner leur alma mater dans leurs milieux respectifs. Les épisodes seront diffusés sur CHOQ.ca à raison d'un par deux semaines jusqu'en mars prochain.

La conceptrice du projet, Jessica Roland (M.A. communication, 2017), assure l'animation de chacun des épisodes, produits par le Bureau des diplômés. Née à Montréal de parents d'origine haïtienne, celle-ci a grandi dans l'Est de Montréal. «Lors de ma maîtrise, j’ai été surprise de rencontrer très peu de femmes noires, comme moi, dans les cours et les conférences auxquels j'assistais, raconte-t-elle. J’ai aussi croisé des regards stupéfaits lorsque je rencontrais des gens en entrevue pour collecter mes données de recherche. J’ai pris conscience que j’étais une immigrante de deuxième génération et que je vivais certains défis.»

Jessica Roland a donc voulu donner la parole aux diplômées suivantes:

Chia-Yi Tung (balado disponible)

Chia-Yi Tung (M.A. communication/multimédia interactif, 2003) est née à Taïwan. À 6 ans, elle accompagne sa tante entrepreneure dans des réunions d’affaires; à 7 ans, elle crée son premier emploi dans une usine. Jeune adulte, elle s’installe à Montréal pour faire ses études à la maîtrise en communication à l’UQAM. L’année suivant l’obtention de son diplôme, elle coordonne un méga projet de développement immobilier canadien à Shanghai, ce qui lui donne l’idée de fonder en 2004 Orchimedia, qui contribue depuis au succès commercial de marques canadiennes en Asie.

Conférencière en marketing numérique et en investissement immobilier, Chia-Yi Tung est aussi courtière immobilière dans le secteur résidentiel et commercial. Elle a été honorée par nombre de revues et organismes, dont le magazine Elle Québec, le journal Les Affaires, le Réseau des femmes d’affaires du Québec et l’Association des jeunes professionnels asiatiques.

Hourshid et Mehrshid Afrakhteh (9 décembre)

Les jumelles Hourshid et Mehrshid Afrakhtek (Ph.D. études et pratiques des arts, 2017) sont nées à Téhéran. Dès l’enfance, elles ont baigné dans la musique iranienne et classique. Elles ont quitté l’Iran en 2001 pour faire leurs études en musique au Conservatoire de Metz, en France, à l’Université Laval, puis au doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM.

Elles se spécialisent dans le piano à quatre mains au sein de leur duo TwinMuse. Leur répertoire est vaste et elles multiplient actuellement les collaborations avec des compositeurs contemporains et des artistes de toutes disciplines.

Rose Lyndsay Daudier (13 janvier)

Née de parents d’origine haïtienne, Rose Lyndsay Daudier (B.Sc. urbanisme, 2000) a grandi sur la Rive-Sud de Montréal. À l’école, elle était une élève curieuse et dynamique. Elle a souhaité s'impliquer dans sa collectivité dès son jeune âge afin de s’assurer que chacun puisse s’épanouir dans son milieu. Après des études universitaires en urbanisme, en droit et en gestion de projet, elle a fait ses premières armes à la Ville de Montréal et à la Chaire UNESCO en paysage et environnement de l’Université de Montréal, puis elle a été conseillère politique au cabinet du ministre de la Culture et des Communications du Québec, directrice par intérim du programme des villes pour tous de la Fondation McConnell, et directrice, développement stratégique et partenariats, à la Maison de l’innovation sociale. Elle est actuellement directrice générale de Fusion Jeunesse et de Robotique First Québec, qui implante des projets d’apprentissage expérientiel dans le but de stimuler la persévérance scolaire des jeunes et de créer des liens avec les communautés.

Andrea Gomez Corredor (27 janvier)

Originaire de la Colombie, où elle a obtenu un baccalauréat en bactériologie et une maîtrise en génétique humaine, Andrea Gomez Corredor (Ph.D. biologie, 2012) a ensuite complété une seconde maîtrise en génétique en France, avant de s’engager dans un doctorat en biologie à l’UQAM. Elle a cosigné en 2009 un article dans le prestigieux Journal of Virology avec son directeur de thèse, le professeur du Département des sciences biologiques Denis Archambault. Ils récidivent en 2012 alors qu’elle est stagiaire postdoctorale à l’Institut de recherches cliniques de Montréal.

Depuis 2013, elle est en charge du laboratoire de pathologie moléculaire du Centre universitaire de santé McGill, où elle est notamment responsable du développement de tests moléculaires de pointe pour le diagnostic des cancers ainsi que de la validation et de la vérification des résultats.

Maryse Alcindor (10 février)

Née à Port-au-Prince en 1950 et arrivée au Québec en 1965, Maryse Alcindor (M.A. histoire, 1973) est titulaire d’un baccalauréat en pédagogie de l’Université de Montréal, d’un baccalauréat et d’une maîtrise en histoire de l’UQAM, ainsi que d’une licence en droit de l’Université de Montréal. Elle a amorcé son parcours professionnel à titre d’enseignante en français et en histoire, puis a pratiqué le droit, pour ensuite œuvrer dans la haute fonction publique québécoise. Au cours de cette fructueuse carrière, elle a notamment été membre du Comité d’enquête sur les relations entre les corps policiers et les minorités visibles et ethniques, à l’origine de la formation de parajuristes venant d’une vingtaine de pays africains, rédactrice du rapport de la Commission nationale Justice et Vérité en Haïti, et instigatrice d’une université d’été sur l’éducation aux droits à Strasbourg.

Première femme noire à occuper un poste de sous-ministre au Québec et nommée officière de l’Ordre national du Québec en 2010, Maryse Alcindor s’engage dans différentes causes qui lui tiennent à cœur à titre de consultante ou de bénévole. Elle est également commissaire de l’Office de consultation publique de Montréal.

Marie-Aline Vadius (24 février)

Originaire de la Martinique, Marie-Aline Vadius (B.Ed. enseignement en formation professionnelle et technique, 2005) vit à Montréal depuis 2002. Pendant ses études, elle a enseigné à l’École des métiers de l’administration, du commerce et de l’informatique. En 2007, elle s’inscrit à la maîtrise en gestion de l’éducation et de la formation à l’Université de Sherbrooke et amorce un nouveau chapitre de sa carrière à titre de directrice adjointe du Centre Champagnat, à Montréal, qui offre de la formation et des services à des adultes, dont certains sont handicapés, en difficulté d’adaptation ou vivant avec une déficience intellectuelle.

Tout récemment nommée directrice de l’École L’étincelle, qui accueille des enfants atteints d’un trouble du spectre de l’autisme, Marie-Aline Vadius compte de nombreux engagements sociaux dans des organisations visant la valorisation des relations interculturelles, de la place des femmes dans les entreprises et de l’intégration des nouveaux arrivants.

Iris Almeida-Côté (9 mars)

Depuis 35 ans, Iris Almeida-Côté (LL.M. 2001) a dirigé des organisations gouvernementales, non gouvernementales et privées. Elle a été directrice générale de la Société royale du Canada, présidente et chef de la direction de Jeunesse Canada Monde, présidente et chef de la direction de l’Institut canadien de la retraite et des avantages sociaux, directrice des politiques et programmes du Centre parlementaire Droits et Démocratie et directrice des programmes à Partenariat Afrique Canada. Sur le plan international, elle a été secrétaire générale adjointe de la Coopération internationale pour le développement et la solidarité (CIDSE) à Bruxelles et présidente du Mouvement international des étudiants universitaires (MIEC) à Paris.

En 2018, Iris Almeida-Côté a été nommée au comité d’audit ministériel de l’Agence spatiale canadienne par le contrôleur général du Canada. Elle est membre du Conseil du statut de la femme du Québec et trésorière du Conseil d’administration de Relations publiques sans frontières. Elle est également membre du Conseil d’orientation de l’Institut d’études internationales de Montréal, et membre du Conseil d’administration de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet.

Elle est actuellement présidente et chef de la direction d’INNOVACONNECT, une entreprise offrant de l’accompagnement en leadership, en planification stratégique, en gestion des risques, en cyber sécurité, en audit et en gouvernance aux chefs d’entreprises, aux PME, aux institutions universitaires et aux organisations des communautés autochtones.

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