Prix du CRTC

Hélène Aucoin est récompensée pour un article sur la politique fédérale en matière de contenus canadiens à l’ère du numérique.

6 Juin 2019 à 15H52

De plus en plus de Canadiens délaissent leur abonnement aux entreprises de distribution et de radiodiffusion canadiennes au profit des plateformes numériques étrangères. Photo: Getty/Images

Étudiante à la maîtrise en communication, Hélène Aucoin est la lauréate 2019 du Prix d’excellence en recherche sur les politiques (catégorie Maîtrise) décerné par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), pour un article intitulé «Un Canada créatif: analyse de la réponse gouvernementale canadienne #vers le numérique».

Lancé en 2015 et coparrainé par l’Association canadienne de communication (ACC), le Prix d’excellence du CRTC vise à encourager une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs à contribuer au développement de la politique publique au Canada, plus particulièrement en ce qui concerne les enjeux émergents dans le domaine de l’information et des communications. Les étudiants de cycles supérieurs et les chercheurs postdoctoraux canadiens sont invités à soumettre des articles sur des thèmes tels que le contenu canadien télévisuel et en ligne, la concentration des médias et la démocratie, les télécommunications et la fracture numérique, les changements technologiques et leurs impacts sur la société, etc.

L’article d’Hélène Aucoin sera publié sur le site web du CRTC. La jeune chercheuse sera aussi invitée à présenter le contenu de son article aux conseillers du CRTC et à d’autres décideurs fédéraux plus tard cette année.

Idéologie néolibérale

Face aux bouleversements actuels de l’écosystème culturel et télévisuel canadien, Hélène Aucoin analyse dans quelle mesure l’idéologie néolibérale façonne le discours gouvernemental en ce qui concerne l’établissement d’une politique culturelle à l’ère numérique. Elle s’intéresse notamment à la consultation publique pancanadienne #verslenumérique, lancée en 2016 par le ministère du Patrimoine canadien, concernant la place des contenus canadiens dans un monde numérique afin d’évaluer et de moderniser les politiques culturelles au pays.

La jeune chercheuse rappelle dans son article que les entreprises de distribution et de radiodiffusion (EDR) canadiennes doivent répondre aux cadres réglementaires et législatifs régis par le CRTC, alors que les entreprises numériques américaines offrant leurs services au Canada, comme Netflix, Google et Facebook, n’y sont pas soumises. Elle souligne également que, selon les données recueillies par le CRTC et Statistique Canada, de plus en plus de Canadiens délaissent leur abonnement aux EDR au profit des plateformes numériques étrangères, ce qui remet en cause le financement de l’écosystème culturel canadien.

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE