Entre l’ombre et la lumière

L’artiste et étudiante autochtone Janick Burn présente un portrait intime de sa rencontre avec le temps et la lumière.

21 Mai 2019 à 16H46

Aubes, 2018, épreuve à la gélatine argentique, 10,2 x 15,2 cm.Photo: Janick Burn

Dans le cadre de son projet de fin de maîtrise, l’étudiante en arts visuels et médiatiques Janick Burn propose une exposition performative s’appuyant sur un travail d’écriture et de captation vidéo. À partir du mois de juin jusqu’au mois de décembre 2017, Janick Burn a consigné en mots et en images un processus d’observation répété chaque matin, à l’aube. À l’issue de la nuit, elle a filmé, par l’entremise de la fenêtre de sa chambre, le passage de l’obscurité à la clarté tout en traduisant par l’écriture ses observations ainsi que les sensations qui l’habitent. Janick Burn a conçu un récit du temps vécu, qui entrelace attente et activité, plénitude et ennui. Intitulée Aubes, l’exposition est présentée au Centre d’art actuel Plein Sud, à Longueuil, jusqu’au 22 juin prochain. Le vernissage de l’exposition aura lieu le samedi 1er juin à 15 h.

Dans un processus qui est à la fois actif et contemplatif, performatif et introspectif, tenant tout autant du journal que du geste répété, l’artiste, qui s’intéresse aux dimensions politiques et esthétiques du corps, offre dans son projet plus d’une possibilité de démontrer que les divers contextes qui limitent notre perception du visible nous donnent également accès à d’autres dimensions, ouvertes et renégociables, telles que la lumière, le temps et l’espace.

Originaire de l’Outaouais et Anishinabée, Janick Burn habite Montréal depuis plusieurs années. La notion d’expérience vécue s’inscrit au cœur de la pratique performative et vidéographique de l’artiste. Récipiendaire de la Bourse Plein sud 2018 consacrée à un artiste de la relève, Janick Burn s’intéresse à l’interstice qui apparaît lorsque deux concepts ou états sont appréhendés dans une dynamique d’opposition (passivité/activité, public/privé, corps/pensée, etc.). Ce lieu contingent de rencontres et de confrontations lui offre un cadre de travail et de réflexion au sein duquel expérimenter les potentialités du corps, le sien comme celui d’interprètes. Janick Burn a récemment été commissaire du volet performance du 30e anniversaire du CIRCA, un centre d’artistes autogéré axé sur l’expérimentation et l’innovation.

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