Violences à caractère sexuel: poser un geste concret

Des modules de formation à distance sont accessibles à tous les membres de la communauté universitaire.

11 Novembre 2019 à 14H26

Photo: Nathalie St-Pierre

Conformément aux dispositions de la Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur, et dans la foulée de l’adoption par l’UQAM de la Politique 16 visant à prévenir et à combattre le sexisme et les violences à caractère sexuel, des modules de formation à distance sont accessibles à tous les membres de la communauté universitaire.

Intitulée «Ensemble pour prévenir et combattre les violences à caractère sexuel», cette formation d’une durée approximative de 35 minutes a été mise au point conjointement  par les 10 établissements du réseau de l’Université du Québec sur la base du contenu développé par l’Université Concordia. Elle est constituée de quatre modules portant sur les violences à caractère sexuel, le consentement, le rôle des témoins actifs et le soutien aux victimes.

Formation obligatoire

La formation à distance doit obligatoirement être suivie par tous les membres du personnel, par toutes les étudiantes et tous les étudiants, les personnes dirigeantes et les membres du Conseil d’administration de l’Université, notamment. La date limite pour le faire est le 2 décembre 2019, à 18 h.

«Les modules de formation en ligne lancés aujourd’hui s’ajoutent à l’ensemble des mesures concrètes mises en place à l’UQAM au fil des dernières années pour prévenir et combattre les violences à caractère sexuel: ateliers de sensibilisation et de formation, adoption d’une politique 16 renouvelée, et embauche de deux nouvelles intervenantes spécialisées au BIPH, notamment», rappelle le vice-recteur au Développement humain et organisationnel Louis Baron.

On se souviendra que la Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur, adoptée par le gouvernement du Québec en décembre 2017, oblige les établissements à assurer des lieux d’études et de travail sains, sécuritaires et respectueux. Depuis le 1er septembre 2019, les établissements d’enseignement supérieur sont dans l’obligation de mettre en œuvre leur propre politique visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel, et cette politique doit prévoir des activités de formation obligatoires pour tous les membres de la communauté universitaire.

Les membres de la communauté uqamienne sont donc invités à poser un geste concret dès aujourd’hui en suivant cette formation.

Le Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement (BIPH) demeure à la disposition des membres de la communauté pour répondre à leurs questions et fournir de l’information complémentaire.

Politique 16 renouvelée

Le Conseil d’administration de l’UQAM a adopté la Politique no 16 visant à prévenir et à combattre le sexisme et les violences à caractère sexuel au sein de la communauté universitaire en avril dernier. La politique reconnaît à tous les membres de la communauté le droit à un milieu de travail et d’études exempt de toute forme de sexisme et de violence à caractère sexuel, qu’il s’agisse de harcèlement sexuel, de comportements sexuels non désirés ou de coercition sexuelle.

La politique comporte un code de conduite, qui encadre les liens intimes tels qu’amoureux ou sexuels entre les personnes étudiantes et les membres du personnel ayant une relation pédagogique ou d’autorité avec elles.

Par cette politique, qui se veut vivante, évolutive et dynamique, l’UQAM entend soutenir, conseiller, accompagner et orienter adéquatement et avec diligence les personnes requérantes, soit les personnes victimes, témoins ou informées qui divulguent une situation de sexisme ou de violence à caractère sexuel au BIPH. L’Université veut également s’assurer de la protection immédiate de ces personnes.

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