Inauguration du parcours poétique

Les étudiants de l'atelier créé dans le cadre du 50e anniversaire de l'UQAM dévoilent leurs affiches-poèmes.

17 Décembre 2019 à 10H02

Les étudiants de l'atelier créé dans le cadre du 50e anniversaire de l'UQAM dévoilent leurs affiches-poèmes. Après hier et Nos corps depuis (Chloé Charbonneau, Géraldine Saucier, Pascale Monette), à l’entrée de la bibliothèque centrale, constituent une réflexion sur la résilience des corps traumatisés des femmes survivantes de violence sexuelle.
Photo :Nathalie St-Pierre

Les étudiants du cours-atelier Parcours poétique, un atelier multidisciplinaire créé dans le cadre du 50e anniversaire de l’Université, ont présenté leurs affiches-poèmes, le 13 décembre dernier, dans différents lieux des pavillons Judith-Jasmin et Hubert-Aquin. Les œuvres pourront être admirées jusqu’à la fin des activités de célébration du 50e, soit jusqu’en avril 2020.

Dirigé par Denise Brassard, professeure au Département d’études littéraires, en collaboration avec Anne-Laure Saives, professeure au Département de management et technologie, et Julia Poyet, professeure au Département d’histoire, le cours-atelier proposait de réaliser des affiches-poèmes à partir d’une réflexion sur le rapport aux lieux, sur le sentiment d’appartenance qu’ils génèrent et sur l’usage qu’on en fait, ainsi que sur leur histoire et sur le devoir de transmission qu’ils éveillent. Alexandra Bilodeau, étudiante au baccalauréat en design graphique, a contribué à la réalisation des affiches, et Karine Légeron, étudiante à la maîtrise en études littéraire, a offert un appui pour la rédaction des textes. «Des recherches dans les archives de l’Université ont été effectuées, et le tout a été exprimé en mots et en images, souligne Denise Brassard. La rigueur, la qualité des textes et la qualité des échanges ont été exceptionnelles durant tout le trimestre.»

Un parcours, six stations

Le parcours est formé de six affiches-poèmes. Dans l’agora du pavillon Judith-Jasmin, l’affiche Vous êtes ici et le poème Marche au cœur de Montréal (Youssef Sawan, Matteo Esteves, Senda Mestiri) veulent exprimer le fait que le passage entre le métro et l’entrée de l’UQAM est une porte qui s’ouvre sur la connaissance.

Le concept de l’affiche La fourmilière et du poème Iceberg, au Café des arts du pavillon Judith-Jasmin, réside dans le parallèle entre ce qui est vu et caché. «À travers ce concept, nous cherchons à démontrer que l’UQAM recèle un lieu de vie souterrain, soulignent Youssef Sawan, Matteo Esteves et Senda Mestiri. Les étudiants déambulent entre les pavillons et s’y sentent chez eux.».

Après hier et Nos corps depuis (Chloé Charbonneau, Géraldine Saucier, Pascale Monette), à l’entrée de la bibliothèque centrale, constituent une réflexion sur la résilience des corps traumatisés des femmes survivantes de violence sexuelle. «La violence n’est pas sexy. La sexualité n’est pas violente. Ce lieu (la bibliothèque) a été choisi car il se situe dans un espace silencieux. Brisons la culture du silence», écrivent les étudiantes. 

Entre colère et inertie (Chloé Charbonneau, Géraldine Saucier, Pascale Monette), à l’entrée du pavillon Hubert-Aquin, souhaite mettre en lumière les conséquences des actes de violence sexuelle ou psychologique vécus par les victimes.

Sans visage (Princesse Feussouo), au café Aquin, insiste sur le fait que la présence des cafés étudiants est essentielle pour assurer un accompagnement individuel et qu’elle est une façon de mettre en valeur les liens entre les vies intimes et collectives. Quatre poèmes de l’étudiante (Les troubles du Salon G, La classe vide, La belle époque et Visages) accompagnent l’affiche.

Enfin, No(us) comme un-e (Julia Poyet, Anne-Laure Saives, Karine Légeron), devant la cafétéria La Verrière, «invite à sortir, à sortir dehors pour débattre du dehors, à débattre du NO(US) comme UN-E.»

On peut consulter le plan du Parcours poétique.

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