Lancement des activités du RIISQ

Le Réseau Inondations intersectoriel du Québec souhaite bâtir une société plus résiliente face aux changements climatiques.

16 Avril 2019 à 13H22

Le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, a procédé au lancement officiel des activités du Réseau Inondations intersectoriel du Québec (RIISQ), le 15 avril dernier, au Complexe des sciences Pierre-Dansereau.
Photo :Nathalie St-Pierre

Le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, a procédé au lancement officiel des activités du Réseau Inondations intersectoriel du Québec (RIISQ), le 15 avril dernier, au Complexe des sciences Pierre-Dansereau, en présence de la rectrice Magda Fusaro. Financé par les Fonds de recherche du Québec, ce réseau permettra de générer de nouvelles connaissances, des solutions novatrices et des initiatives de politiques publiques autour de la gestion des risques liés aux inondations dans un contexte de changements climatiques. «Nous saluons la création du RIISQ, un réseau intersectoriel et multidisciplinaire basé à l'UQAM et regroupant la majorité des intervenants dans le domaine. C'est maintenant à vous, chercheurs et chercheuses, de faire du RIISQ un réseau innovant et audacieux», a déclaré Rémi Quirion.

La vice-rectrice à la Recherche, à la création et à la diffusion Catherine Mounier, qui est également présidente du comité de direction du RIISQ, a présenté sommairement le réseau, qui est dirigé par le professeur du Département de géographie Philippe Gachon, titulaire de la Chaire de recherche sur les risques hydrométéorologiques liés aux changements climatiques et directeur du comité scientifique de l'Institut des sciences de l'environnement.

Le RIISQ, a rappelé la vice-rectrice, fédère 16 établissements universitaires et près de 50 partenaires – centres de recherche, municipalités, associations ou services gouvernementaux. Pour remplir son mandat de recherche, de veille, de formation et de consultation en matière de lois et de politiques publiques, le réseau compte 120 chercheurs, dont le travail s'articulera autour de cinq axes thématiques intersectoriels: facteurs de risques d'inondation et de désastres; gestion et aménagement des territoires à risque d'exposition; impacts biologiques, psychosociaux, sanitaires et économiques; transformation et réduction des vulnérabilités des individus, des organisations et des collectivités; gestion et communication des risques. Les activités de ses membres seront réalisées en collaboration avec des organismes gouvernementaux, de la société civile et du secteur privé québécois, canadiens et internationaux.

«En amont, le RIISQ va pouvoir compter sur un nombre considérable de réseaux, comme l’important Réseau Québec Maritime, de regroupements stratégiques, de centres et de chaires de recherche, ainsi que de consortiums, comme Ouranos, a souligné Catherine Mounier. Il pourra également s’assurer de l’appui de partenaires de terrain qui, au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, font déjà œuvre utile en matière de recherche et d’intervention sur les inondations et les changements climatiques. En aval, c’est nous tous, citoyens du Québec et du Canada, qui bénéficierons de ces recherches croisées et qui ferons bénéficier le reste du monde d’une expertise solide dans ce domaine.»

À l'occasion de ce lancement, on avait organisé une table ronde au cours de laquelle des panélistes ont discuté de la capacité collective du Québec à faire face aux inondations à venir, à la lumière de l'expérience des inondations du printemps 2017. Les panélistes présents pour cette discussion étaient Nathalie Barrette (Ph.D. sciences de l'environnement, 2000), professeure de climatologie à l’Université Laval, spécialiste de la vulnérabilité de la population québécoise face aux aléas climatiques et membre du RIISQ; Alain Bourque (M.Sc. sciences de l'atmosphère, 1998), directeur général du consortium Ouranos sur la climatologie régionale et l'adaptation aux changements climatiques; Philippe Gachon (Ph.D. sciences de l'environnement, 1999), directeur général du RIISQ; Mélissa Généreux, professeure agrégée à l'Université de Sherbrooke, spécialiste en santé publique et médecine préventive, directrice de la santé publique de l’Estrie; Carolyne Larouche, directrice de la sécurité civile de la Ville de Québec et présidente de l’Association de sécurité civile du Québec (ASCQ); et Eric Martel, directeur adjoint à la division des mesures préventives et coordonnateur de la sécurité civile au Service de sécurité incendie de la Ville de Rigaud.

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE