Un site essentiel sur l'éducation

Le site qui héberge tout le contenu pertinent au cours Organisation de l’éducation au Québec célèbre 20 ans d’existence.

12 Novembre 2019 à 10H12

 

Bel exemple de projet collaboratif s'inscrivant dans la durée, le site web Organisation de l’éducation au Québec (OEQ) célèbre cette année ses 20 ans d’existence. «En 1999, le cours "Organisation de l'éducation au Québec", qui est obligatoire dans tous les programmes de formation à l'enseignement au Québec, selon les directives du ministère de l'Éducation et de l’Enseignement supérieur, a été harmonisé à travers les six constituantes à vocation générale de l'Université du Québec - UQAM, UQTR, UQAR, UQAC, UQAT et UQO (à l'époque UQAH). L'objectif était de favoriser la collaboration entre toutes les personnes ayant charge du cours, tout en lui donnant un caractère multimédia», raconte le professeur associé du Département d'éducation et pédgagogie Pierre Toussaint, qui faisait partie des bâtisseurs du projet.

Le site web, qui contient un total de 12 modules, est utilisé chaque année par environ 1500 étudiants universitaires, la majorité étant de futurs enseignants alors que les autres sont de futurs gestionnaires de l’éducation. Il leur permet de mieux connaître les divers acteurs du système scolaire québécois, de se familiariser avec les lois en vigueur et de prendre position face à différents enjeux de l'école québécoise.

Les 12 modules

Vue d’ensemble du système d’éducation au Québec
Aperçu sociohistorique de l’évolution du système scolaire québécois
Lois, règlements et portrait statistique du système scolaire
Commissions scolaires: structure et fonctionnement
Syndicalisme et profession enseignante
Débats et enjeux sociaux de l'éducation
École et vie d’établissement
Réforme, curriculum et régime pédagogique
Réseaux collégial et universitaire
Actualités liées à l'éducation
Formation professionnelle et technique
Éducation et formation des adultes

Du cédérom à l'ère numérique

Chaque année, les responsables du site, hébergé à l'UQTR, doivent procéder à sa mise à jour. «C'est beaucoup plus simple et convivial de nos jours, dit en riant Pierre Toussaint. La première mouture consistait en un cédérom appuyé par un site web et nous devions nous rencontrer en personne car les Zoom, Skype et FaceTime n'existaient pas.»

Le professeur associé a donné le cours à de nombreuses reprises au fil des 20 dernières années. «Les premières années ont été plus difficiles, car certains étudiants étaient rébarbatifs à la technologie, se souvient-il. Ils avaient le réflexe de vouloir imprimer le contenu du cédérom! Aujourd'hui, la satisfaction à l'égard du site est très élevée dans l'ensemble du réseau. Les étudiants y retrouvent toute l'information pertinente au cours.»

Depuis l'automne 2016, la professeure du Département d'éducation et pédagogie France Gravelle a adapté le cours en format hybride; elle le donne désormais en présentiel et par Zoom. «Deux des trois évaluations du cours portent exclusivement sur le contenu présenté sur le site, qui est très bien fait et toujours en phase avec l'actualité», souligne-t-elle.

Même si le site a été développé par le service des technologies de l'Information de l'UQTR, le Service de l'audiovisuel de l'UQAM a participé au fil des ans à son amélioration. «En plus, le Carrefour technopédagogique de l'UQAM a créé des salles de rencontre virtuelle pour les étudiants, sur la plateforme Zoom, afin de faciliter le travail en équipe à distance», ajoute France Gravelle.

Autofinancement

Mis sur pied grâce, notamment, à la contribution du Fonds de développement académique du réseau de l'UQ (FODAR), le projet est aujourd'hui autofinancé par une formule d'abonnement. «Pour y avoir accès, les étudiants qui suivent le cours doivent s'abonner au site sur une base annuelle, explique Pierre Toussaint. Après la réussite du cours, s'ils veulent conserver leur accès pour se tenir informés des plus récents développements dans l'organisation du système scolaire, ils peuvent renouveler leur abonnement à coût moindre.»

Pierre Toussaint, qui assume la responsabilité de 4 des 12 modules (sa collègue France Gravelle est aussi responsable de l'un des modules), s'attend à ce que la prochaine mise à jour soit substantielle, en raison, notamment, des modifications annoncées par le gouvernement à propos des commissions scolaires. «C'est toujours un plaisir d'échanger avec les collègues du réseau et de poursuivre ce formidable travail d'équipe, même 20 ans plus tard», conclut-il.

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