Le ministre Marc Garneau en visite

Des professeurs ont échangé avec le ministre sur leurs projets de recherche reliés aux transports et aux risques climatiques.

8 Août 2019 à 16H29

Isabelle Marcotte, vice-doyenne à la recherche de la Faculté des sciences, Catherine Mounier, vice-rectrice à la Recherche, à la création et à la diffusion, le ministre des Transports Marc Garneau, la rectrice Magda Fusaro et le professeur Philippe Gachon, directeur du RIISQ. Photo: David Ospina

Le ministre fédéral des Transports et député de Notre-Dame-de-Grâce–Westmount, Marc Garneau, était de passage à l’UQAM le 8 août dernier. Accueilli par la rectrice Magda Fusaro et la vice-rectrice à la Recherche, à la création et à la diffusion, Catherine Mounier, le ministre a eu l’occasion de s’entretenir avec des professeurs de plusieurs départements, qui avaient été invités à lui présenter leurs projets de recherche liés, entre autres, aux questions entourant les transports et les risques climatiques. Le ministre a également profité de son passage pour visiter la station météorologique de l’UQAM située sur le toit du pavillon Président-Kennedy.

Logistique des transports

La professeure du Département de management et technologie de l’ESG UQAM Marilène Cherkesly, accompagnée de ses collègues Ana Maria Anaya-Arenas et Sanjay Dominik Jena, a présenté le programme de recherche en logistique des transports de l’UQAM, dont l’objectif est de développer des algorithmes et des outils d’aide à la décision pour solutionner des problématiques complexes dans le domaine du transport. Quel véhicule choisir pour quelle marchandise? Quelles sont les routes à utiliser et à quelle heure? Quels sont les meilleurs points de ravitaillement pour un véhicule électrique? Plusieurs recherches dans ce secteur sont menées en partenariat avec le milieu, a mentionné la professeure, citant plusieurs exemples incluant l’entreprise de vélos en libre-service Bixi, les services de santé et même le Programme alimentaire mondial pour ses livraisons sur le continent africain.

Transport aérien

Le professeur du Département de management et technologie Mehran Ebrahimi, qui a récemment lancé l’Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile, a ensuite pris la parole. Montréal, a-t-il fait remarquer, est la capitale mondiale de l’aviation civile et il importe de renforcer le lien entre les chercheurs universitaires actifs dans ce domaine et les organismes internationaux qui ont leur siège à Montréal. C’est d’ailleurs dans ce but qu’il travaille, avec ses collègues, à établir une cartographie des expertises dans le domaine de l’aéronautique. Le professeur a également décrit ses objectifs de recherche visant l’augmentation de la sécurité en vol : la relation homme/machine dans les situations d’extrême urgence, une plateforme sur la fatigue des pilotes et la gestion de la pénurie de pilotes, qui frappe actuellement tous les pays.

Le Réseau Inondations intersectoriel du Québec (RIISQ)

Le professeur du Département de géographie Philippe Gachon, titulaire de la Chaire de recherche sur les risques hydrométéorologiques liés aux changements climatiques, a présenté le Réseau Inondations intersectoriel du Québec (RIISQ), dont il est le directeur. Ce réseau, a-t-il souligné, a la particularité de regrouper toutes les universités au Québec et de compter sur l’expertise de 120 chercheurs provenant de tous les domaines. Insistant sur le fait que nous n’avons pas encore, collectivement, pris la mesure de l’ampleur des changements climatiques à venir, le professeur a mentionné les incidences sur les activités de transport (routier, mais aussi fluvial) que comportent les risques liés aux inondations. Selon lui, il serait pertinent que le RIISQ devienne pancanadien et il a fait un appel dans ce sens au ministre, qui s’est montré très ouvert.

Sciences de la Terre et de l’atmosphère

Le ministre a également eu des discussions avec le professeur du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère Jean-Pierre Blanchet, qui lui a parlé de son projet de satellite météorologique en partenariat avec la NASA, ainsi qu’avec son collègue René Laprise, membre du Centre pour l'étude et la simulation du climat à l'échelle régionale (ESCER) et co-auteur du rapport 2007 du GIEC, qui avait remporté le prix Nobel de la paix. La vice-doyenne à la recherche de la Faculté des sciences, Isabelle Marcotte, a également assisté aux entretiens.

À la fin de sa visite, le ministre est monté sur le toit du pavillon Président-Kennedy, où la professeure Julie Thériault, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les phénomènes météorologiques hivernaux extrêmes, lui a expliqué les recherches qu’elle mène pour optimiser le fonctionnement d’instruments de pointe visant à différencier en temps réel les types de précipitation (grésil versus verglas, par exemple) qui s’abattent sur une région donnée.

Lors de chacune des présentations, le ministre s’est montré vivement intéressé, posant des questions aux chercheurs et s’entretenant avec eux de différentes problématiques concernant les transports et d’autres enjeux qui touchent le Canada.

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