Projets typographiques primés

Douze étudiants en design graphique s’illustrent au concours de l’International Society of Typographic Designers (ISTD).

2 Juillet 2019 à 9H52

Au mois de mai est une oeuvre expérimentale sur le thème des maladies neurodégénératives. Le projet s'inspire de la grand-mère d'Alexandra Bilodeau atteinte de démence. 
Photo :Alexandra Bilodeau

Douze étudiants du cours Typographisme: illustration, donné par la professeure de l’École de design Judith Poirier, ont remporté des prix dans le cadre de la 44e édition du concours d’excellence de l’International Society of Typographic Designers (ISTD). Ouvert à tous les étudiants en design, le concours vise à développer la pratique de la typographie tout en permettant de mieux intégrer les concepts vus en classe. Les participants doivent créer un projet typographique original – habituellement sous la forme d’un livre – sur un des cinq thèmes suggérés.

Deux étudiantes ont reçu la plus haute distinction (commendation). Il s’agit de Catherine Sabourin (qui fait aussi partie de l’équipe étudiante ayant développé le jeu interactif sur le plaisir féminin Clit-moi!), pour sa relecture féministe du roman Ulysses, de James Joyce, et d’Alexandra Bilodeau, pour son projet sur le thème de la maladie d’Alzheimer. Les autres étudiants primés sont Amélie Vaillancourt, Marie-Blanche Rossi, Danick Chartrand, Cécile Tousignant, Xavier Savage, Samuel Lauzon, Marie-Claude Brault, Arthur Grivel, Isabelle Ricci et Elisabeth Major. En guise de récompense, les étudiants lauréats deviennent membres de l’ISTD, basée à Londres. L’an dernier, six Uqamiens avaient été sélectionnés pour participer au concours.

Un concours réputé… mais exigeant

Depuis 2018, Judith Poirier, une spécialiste en typographie, propose à ses étudiants en design graphique de participer au concours. «C’est un concours très exigeant, souligne la professeure. En plus de produire une œuvre, les étudiants doivent aussi documenter toutes les étapes du projet, de l’idéation à la stratégie utilisée en passant par le développement du concept, les choix typographiques primés ainsi que les essais et la recherche, explique la professeure. Il y a des spécifications très précises à respecter.» Au final, les membres du jury considèrent autant la démarche créative que le produit. L’effort en vaut toutefois la peine. «La participation au concours, reconnu par le milieu du design, constitue un véritable tremplin pour de nombreux étudiants qui veulent poursuivre dans le domaine de la typographie», remarque Judith Poirier.

Cinq thèmes étaient proposés cette année. Deux d’entre eux faisaient référence au monde de la typographie et des fontes («Variability and Typographic Voice», en association avec le partenaire Google, et «Multipolar Typography), tandis que les trois autres  («Protest», «Lost» et «Ulysses») pouvaient être considérés dans une perspective plus large. «Les étudiants étaient invités à créer une œuvre à partir de leurs expériences personnelles et de ce qui les touchait», précise la professeure.

Fait inusité, les membres du jury, composé de designers, de typographes et de professeurs, transmettaient leurs commentaires par écrit à chaque participant. «Ce processus s’avère très constructif pour les étudiants qui peuvent ainsi prendre connaissance de leurs points forts et de leurs points faibles, dit Judith Poirier. Ils ont la chance de s’améliorer et de progresser.»

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 12 juillet prochain à Londres.

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