Qu'est-ce que l'imaginaire du Nord?

L’essai du professeur Daniel Chartier est traduit en 14 langues nordiques. 

15 Janvier 2019 à 12H49

L'essai Qu'est-ce que l'imaginaire du Nord? est traduit en plusieurs langues nordiques.

D’ici la fin de 2019, l’essai Qu'est-ce que l'imaginaire du Nord? du professeur au Département d’études littéraires Daniel Chartier sera traduit en 14 langues. Des éditions en islandais, en japonais, en estonien, en finnois ainsi qu’en féroïen sont prévues cette année. Une dernière édition, traduite en inuktitut, sera aussi lancée à l’UQAM cet automne.

La première version de l'ouvrage a été publiée en français en avril 2018, puis traduite la même année en danois, en norvégien, en anglais, en suédois, en russe ainsi qu’en sâme du Nord et en yakoute, langues respectivement parlées par les Samis de la Laponie et les Sakha, un peuple semi-nomade vivant en Sibérie.

Le court essai, d’une vingtaine de pages seulement, propose une définition du Nord (Scandinavie, Grand Nord, Russie, Groenland, pôles, etc.) et de son imaginaire tout en revendiquant une meilleure reconnaissance des langues et des cultures nordiques. «Le livre est un moyen de recomplexifier le Nord et l’Arctique afin de tenir compte de la richesse et de la diversité du monde circumpolaire, précise le professeur. Le Nord, c’est bien plus qu’une ressource. Il existe une réelle diversité culturelle en Arctique.»

Chaque traduction permet de s’adresser directement aux locuteurs de chaque langue et de mieux définir le Nord pour ces lecteurs. «Des mots comme nordicité et hivernité, termes employés au Québec, n’existent pas dans la plupart des langues nordiques», illustre Daniel Chartier, aussi titulaire de la Chaire de recherche sur l'imaginaire du Nord, de l'hiver et de l'Arctique. Les traducteurs ont ainsi été invités à créer de nouveaux mots pour mieux expliquer leur propre expérience du froid.

Chaque édition, dotée d’une page couverture originale, est multilingue: le texte y est publié non seulement dans la langue de la couverture, mais également dans d'autres langues. «J’aime croire qu’il faut une équipe plurilingue pour comprendre le propos du livre du début à la fin!», dit Daniel Chartier. 

Le projet du livre fait suite à la tenue, en 2017, du Sommet des arts de l’Arctique (Artic Arts Summit), qui réunissait en Norvège plusieurs représentants culturels des pays circumpolaires dans le but d'échanger des connaissances et des points de vue sur le développement du Grand Nord. Dans le cadre du sommet, les participants ont pu discuter des manières de collaborer afin de renforcer les arts et la culture dans le Nord. Le sommet invitait aussi les représentants à veiller à ce que les populations nordiques soient au cœur de l'élaboration de la politique sur la culture circumpolaire et du développement de l'Arctique.

Publié aux éditions des Presses de l’Université du Québec, le volume est aussi offert gracieusement en version téléchargée en cliquant sur le lien suivant: archipel.uqam.ca/11181 

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