Visite du ministre français de l’Éducation nationale

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, était de passage à l’UQAM.

25 Octobre 2019 à 14H16, mis à jour le 25 Octobre 2019 à 15H00

Jean-Michel Blanquer était de passage à l’UQAM le 24 octobre. Sur la photo, le ministre et la rectrice Magda Fusaro sont entourés du Consul général de France à Québec, Frédéric Sanchez, et du député des Françaises et Français d’Amérique du Nord, Roland Lescure.
Photo :Nathalie St-Pierre

Le ministre français de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, qui est de passage à Montréal à l’occasion de l’événement Le Monde Festival, a été accueilli à l’UQAM, le 24 octobre dernier, par la rectrice Magda Fusaro accompagnée de membres de la direction. Le ministre avait un peu plus tôt dans la journée participé à un déjeuner-conférence au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) sur le thème : «Quel avenir pour nos systèmes éducatifs?», en compagnie du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur Jean-François Roberge.

À l’UQAM, le ministre Blanquer a d’abord été convié à une présentation de l’Université animée par la rectrice. Dans son mot de bienvenue, Magda Fusaro a souligné les nombreuses pistes de réflexion proposées par le ministre Blanquer lors de sa conférence au CORIM. «Ce qui m’a beaucoup plu, a-t-elle dit, c’est votre convergence de vues avec le ministre Roberge, avec qui vous semblez partager beaucoup d’éléments de connivence et de défis de transformation.»

Le ministre français a déclaré avoir une admiration ancienne pour notre institution, où il était déjà venu à l’époque où il dirigeait l’École supérieure des sciences économiques et sociales (ESSEC).  Il a, entre autres, relevé les puissants partenariats qui unissent l’UQAM et la France. «Je suis profondément convaincu des synergies considérables qu’il peut exister entre nos deux pays», a-t-il affirmé, avant d’enchaîner sur le sujet de la formation des maîtres, qui lui tient particulièrement à cœur. Il a notamment parlé d’une réforme de la gouvernance de ce que l’on appelle maintenant en France les Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation, chargés de la formation des maîtres.

Il a aussi été question des enseignants français recrutés au Québec pour pallier la pénurie de personnel enseignant, mais surtout de l’enrichissement qui peut découler de la circulation des professeurs, des étudiants et des stagiaires entre les deux pays. «On voit très bien ce que nous aurions à gagner en termes d’apprentissages mutuels et de visions partagées des évolutions du système éducatif, notamment en matière de formation», a dit le ministre.

Sur ce sujet, la rectrice a souligné les ententes bilatérales qui lient l’UQAM à plusieurs universités partenaires en France et qui permettent de tels types d’échanges. «Nous encourageons de plus en plus une mobilité qui n’est pas seulement estudiantine, mais aussi professorale, a-t-elle remarqué. Cette mobilité est intéressante pour la recherche, bien sûr, mais aussi pour les programmes, et peut alimenter les échanges auxquels vous faites référence.»

Magda Fusaro a ensuite commenté une présentation numérique et une vidéo sur l’UQAM, dont elle a souligné le 50e anniversaire célébré cette année, ses quelque 140 programmes de deuxième et troisième cycles, ses nombreux centres de recherche, ses chaires et ses étudiants étrangers, qui comptent pour environ 10% de l’effectif, dont la moitié sont des étudiants français. La rectrice a également dit un mot sur la place de l’UQAM au sein du réseau de l’Université du Québec, dont elle a précisé qu’il couvre l’ensemble du territoire québécois, assurant ainsi l’accessibilité des études supérieures.

Le mot de bienvenue de la rectrice a eu lieu en présence du vice-recteur à la Vie académique, Jean-Christian Pleau, de la vice-rectrice à la Recherche, à la création et à la diffusion, Catherine Mounier, de la vice-rectrice à l’Administration et aux finances par intérim, Sylvia Thompson, du vice-recteur aux Systèmes d’information, Louis-Sébastien Guimond, du vice-recteur au Développement humain et organisationnel, Louis Baron, et du doyen de la Faculté des sciences de l’éducation, Jean Bélanger. Céline Séguin, directrice du cabinet de la rectrice, était également présente. Le ministre était accompagné, entre autres, par le Consul général de France à Québec, Frédéric Sanchez, par l’attachée de coopération scientifique et universitaire au consulat, Florence Béranger, et par le député des Françaises et Français d’Amérique du Nord, Roland Lescure.  Le gouvernement du Québec était représenté par la conseillère en affaires internationales à Direction France du ministère des relations internationales et de la Francophonie, Sophie Aubry, et par la conseillère en affaires internationales au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Sarah Watine.

Visite du NeuroLab

Par la suite, le ministre Blanquer s’est rendu au NeuroLab, le laboratoire de neurosciences éducationnelles dirigé par le professeur du Département d’éducation et formation spécialisées Julien Mercier, qui était accompagné par le vice-doyen à la recherche de la Faculté des sciences de l’éducation, Martin Riopel. Deux vidéos projetées dans le laboratoire ont donné un aperçu de l’utilisation des équipements qui s’y retrouvent et des projets en neurosciences qui y sont menés, un autre sujet qui a suscité un vif intérêt de la part du ministre Blanquer.

La visite du ministre à l’UQAM s’est conclue par un échange avec le doyen de la Faculté des sciences de l’éducation Jean Bélanger. Parmi les points abordés, il a été question du programme court de troisième cycle en pédagogie universitaire et environnement numérique d’apprentissage, en partenariat avec l’Université Rennes 2, du programme de formation continue multimodal destiné aux enseignants non légalement qualifiés et du doctorat réseau en éducation. Le ministre a également parlé d’un projet de soutien aux directions d’établissements scolaires.

Le vendredi 25 octobre, Jean-Michel Blanquer participe à une rencontre, à 16 h, au Musée des beaux-arts de Montréal (salle Bourgie) dans le cadre du Monde Festival, sur le thème : «La maternelle dès 3 ans : le modèle français est-il efficace et exportable?». L’ancienne première ministre Pauline Marois, qui a également été ministre de l’Éducation et responsable de l’implantation des centres de la petite enfance (CPE), et la spécialiste de la petite enfance Christa Japel, professeure associée au Département d’éducation et formation spécialisées, sont également invitées à cette rencontre animée par Marie-Andrée Chouinard, rédactrice en chef du journal Le Devoir.

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE