Vendre sa marque en français

L’École supérieure de mode participe à la conception d’un cours en ligne pour aider les créateurs à renforcer leurs stratégies de communication dans la francophonie.

23 Octobre 2020 à 9H53

Le CLOM a pour objectif d’aider gratuitement les professionnels du milieu de la mode à mieux se faire connaître, tant au niveau national qu’à l’international.Photo: Getty Images

La chargée de cours à l’École supérieure de mode Madeleine Goubau (B.A. communication/ journalisme, 2011) donnera un webinaire le 12 novembre prochain dans le cadre d’un cours en ligne ouvert et massif (CLOM) offert par l’Organisation internationale de la Francophonie. Intitulé Créateurs de mode: le français professionnel pour une stratégie de communication innovante!, le CLOM a pour objectif d’aider gratuitement les professionnels du milieu de la mode, – couturiers, stylistes, modélistes, artisans ou créateurs indépendants vivant dans la francophonie –, à mieux se faire connaître, tant au niveau national qu’à l’international, à se démarquer de la concurrence, et à mieux cibler une clientèle tout en touchant de nouveaux publics grâce aux médias sociaux.

La session de perfectionnement, qui s’échelonne sur une durée variant de 20 à 30 heures selon la formule choisie, vise à renforcer la maîtrise du français. «Le cours s’adresse en particulier aux professionnels qui n'ont pas la langue française comme première langue maternelle, en Afrique, par exemple», précise Madeleine Goubau. Le CLOM permettra également aux participantes et participants d’intégrer une communauté de créateurs de mode francophone.

«Il s’agit d’une première collaboration entre l’École supérieure de mode (ESM) et l’Organisation internationale de la Francophonie», remarque Madeleine Goubau, qui est aussi doctorante en communication et chroniqueuse spécialisée en mode à Radio-Canada. Outre l’ESM, l’OIF a fait appel à  des intervenants du milieu de la mode tels que la Fédération française de prêt à porter féminin et le designer Jean Paul Gaultier. «C’est une belle reconnaissance pour l’École qui est le seul établissement en Amérique du Nord à offrir, en français, un programme d’études universitaires en mode», ajoute la chargée de cours.

Durant la formation, les participantes et les participants auront à réaliser une série d’exercices, dont la production d’un portfolio, et assisteront à des webinaires animés par des intervenants-experts dans le domaine de la mode et de la communication, dont celui de Madeleine Goubau, qui portera sur les relations entre les marques et les médias. «Dans le but de promouvoir une marque de manière  efficace et ciblée, mieux vaut privilégier l’envoi personnalisé au lieu du communiqué anonyme distribué massivement, suggère la chargée de cours. Pour attirer l’attention d’un journaliste sur son travail, pourquoi ne pas lui proposer un angle intéressant ou en lien avec ses intérêts, par exemple?»

Il y a des avantages à prioriser les médias traditionnels au détriment des réseaux sociaux, rappelle Madeleine Goubau. «Un article médiatique apparaît plus authentique qu’un texte autopromotionnel diffusé sur les médias sociaux, illustre-t-elle. L’article est gratuit. Ce n’est pas de la publicité payée.» La chargée de cours prodiguera aussi ses conseils pour bien se préparer à une entrevue journalistique. «L’entrevue doit être porteuse et intéressante, dit-elle. Pour cela, il faut anticiper les besoins du média. Prévoir du visuel, des archives de mode ou des photos de sa collection en cours.»

Bien que la formation s’adresse d’abord aux gens de l’industrie, elle est aussi ouverte aux personnes intéressées par la mode. Les étudiantes et étudiants en gestion ou en communication pourraient, par exemple, suivre le cours pour en apprendre davantage sur la gestion d’une marque de mode. «On ne gère pas la mode comme un autre type d’entreprise, soutient Madeleine Goubau. Les entreprises du milieu de la mode présentent des aspects culturels et artistiques qui leur sont spécifiques.»

Le CLOM débute le lundi 26 octobre, mais il sera possible de s’y inscrire jusqu’au 13 novembre prochain.

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