Communication : en mode écoute

Le doyen de la Faculté de communication Gaby Hsab souligne la sensibilité des communicateurs formés à l’UQAM.

9 Mars 2020 à 15H48

Série La parole aux doyens
Les doyennes et les doyens s’expriment sur le rôle et les enjeux de leur faculté en répondant à trois questions d’Actualités UQAM. Le troisième texte de cette série donne la parole au doyen de la Faculté de communication, Gaby Hsab.

Gaby Hsab, doyen de la Faculté de communication
Photo: Émilie Tournevache

Quels sont les trois grands enjeux de la Faculté?

À l’instar des autres facultés de l’UQAM, le recrutement est l’un de nos grands enjeux. Nous ne visons pas seulement le maintien des effectifs, mais la possibilité de les augmenter, notamment dans nos programmes non contingentés. En effet, comme la plupart de nos programmes sont contingentés et que nous recevons beaucoup de demandes, nous n’avons pas vraiment de problème à recruter dans ces programmes, mais nous devons poursuivre nos efforts en ce qui concerne les programmes non contingentés. Avec la baisse des effectifs étudiants à l’échelle de l’UQAM et à l’échelle de la province en général, il y a du travail à faire pour maintenir notre leadership dans le recrutement. Dans un contexte de plein emploi, les certificats sont particulièrement touchés.

Un deuxième enjeu concerne l’international, également sur le plan du recrutement, car nous souhaitons augmenter le nombre d’étudiants étrangers qui viennent étudier en communication à l’UQAM, mais aussi en matière de collaborations, de recherches et d’échanges. Nous essayons de développer les échanges d’étudiants, mais aussi les échanges en recherche et les écoles d’été. Nous avons notamment un projet d’école d’été en Italie qui devrait voir le jour bientôt – mais pas tout de suite, considérant la crise du coronavirus – et également des projets au Japon.

Les liens avec nos diplômés constituent un troisième enjeu majeur. Nous aimerions développer davantage nos liens avec nos diplômés, particulièrement ceux qui sont moins médiatisés. En effet, nous avons la chance d’avoir beaucoup de diplômés qui sont très connus parce qu’ils ont étudié dans nos programmes de l'École des médias et qu’ils sont des personnalités publiques. Mais nous avons aussi des diplômés d’autres programmes – en relations publiques, en communication marketing ou en action culturelle, par exemple – qui, bien que moins connus du grand public, occupent des postes importants, aussi bien dans les organismes communautaires que dans les organismes publics ou privés. Nous voulons faire en sorte de mieux les faire connaître et de valoriser leur apport à la société.

Que souhaitez-vous apporter à la Faculté en tant que doyen?

Je souhaite instaurer un environnement de travail et de collaboration pour les employés, notamment de soutien, qui soit agréable et aussi un esprit de collaboration entre les différentes unités. Je veux consolider la collaboration entre les chercheurs, les professeurs, les chargés de cours et les maîtres de langue pour que nous développions ensemble une vision commune et partagée de l’avenir pour la prospérité de la Faculté. Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire! On peut, assez facilement, susciter des collaborations ponctuelles. Mais je veux que cela aille plus loin. Mon but, c’est que cet esprit de collaboration fasse partie de l’ADN de la Faculté.

Quelle est la plus importante contribution de la Faculté à la société québécoise?

D’abord les chiffres. Nous avons le tiers des étudiants en communication du Québec. Nos diplômés sont partout. On les voit en journalisme, à la télévision, en cinéma, à peu près partout dans le domaine des communications. Nous comptons, en tout, quelque 20 000 diplômés de nos différents programmes. Mais notre plus importante contribution à la société vient du fait que nous formons de bons communicateurs et communicatrices. Peu importe le diplôme, ce sont des gens qui comprennent les enjeux auxquels ils font face. Quel que soit le milieu dans lequel ils travaillent, ils ont une sensibilité accrue grâce à laquelle ils se démarquent de leurs collègues. On l’entend souvent. Non seulement ils ont un bon sens critique, mais ils savent écouter avant d’agir. Ils développent un savoir-être et un savoir-vivre dans nos programmes de formation et je pense que c’est une contribution importante à la société. Je ne le dis pas seulement parce que je suis le doyen, mais aussi parce que je l’entends régulièrement de la part de nos diplômés et des milieux de stage.

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