Démocratiser la culture

Sept Uqamiens participent à la création au Québec du premier Observatoire des médiations culturelles.

21 Janvier 2020 à 13H30

L'Observatoire des médiations culturelles s’intéressera aux liens entre la culture et ses publics. Illustration: Getty/Images

Une équipe composée d’acteurs du milieu culturel et de chercheurs universitaires, dont six professeur-e-s et une chargée de cours de l’UQAM, a lancé, le 17 janvier dernier, l’Observatoire des médiations culturelles (OMEC), une première au Québec. Créé grâce à une subvention de 600 000 dollars, sur une période de quatre ans, du Fonds de recherche du Québec - Société et culture (FRQSC), l’Observatoire s’intéressera aux liens entre la culture et ses publics.

L’Observatoire mènera ses travaux selon trois grands axes, tous sous la responsabilité de chercheurs de l’UQAM. La professeure du Département de communications sociale et publique Anouk Bélanger dirigera l’axe «Praxis», qui portera, notamment, sur la renégociation des rapports entre experts et profanes au sein des pratiques de médiation culturelle et sur le décloisonnement des savoirs entre chercheurs, praticiens et participants. L’axe «Topos», dirigé par le professeur du Département de sociologie Louis Jacob, interrogera l’inscription des projets de médiation culturelle dans des territoires géographiques, des milieux de pratique et des écosystèmes professionnels. Enfin, la professeure du Département d’histoire de l’art Ève Lamoureux sera responsable de l’axe «Polis», qui abordera les enjeux sociopolitiques – inclusion sociale, diversité culturelle – reliés aux différentes formes de médiation culturelle.

Les autres collaborateurs Uqamiens de l’Observatoire sont les professeurs Jean-Marie Lafortune (communication sociale et publique), Louise Julien (éducation et formation spécialisées), Martin Lussier (communication sociale et publique), Véro Leduc (communication sociale et publique) et la chargée de cours Anne Nadeau (École supérieure de théâtre).

«Nous avons choisi le terme "observatoire" avec l'idée d'étudier l'évolution des pratiques de médiation culturelle, lesquelles visent à inclure des publics ayant habituellement peu accès à l'offre culturelle», explique Nathalie Casemajor, professeure à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) et codirectrice de l'Observatoire. 

Depuis les années 2000, la médiation culturelle désigne des stratégies d’action centrées sur les échanges et les rencontres entre les citoyens et les milieux culturels et artistiques. Ayant pour objectif de favoriser la diversité des formes d’expression culturelle et de participation à la vie culturelle, ce type de médiation se caractérise, notamment, par la mise en place de moyens d’accompagnement, de création et d’intervention destinés à des publics des milieux artistique et culturel, communautaire, de l’éducation et de la santé. Les projets de médiation culturelle prennent des formes multiples: activités d’animation pédagogique, ateliers d’initiation et de création, et promotion de l’offre culturelle par la diffusion d’événements ou d’œuvres artistiques.

Outre l’UQAM, l’Observatoire rassemble cinq autres établissements d’enseignement supérieur – l’INRS, l’UQAC, l’UQTR, l’UQO et le Cégep de Saint-Laurent – ainsi que quatre partenaires: Culture pour tous, Exeko, la Ville de Vaudreuil-Dorion et Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui coordonne une Cellule régionale d’innovation en médiation culturelle.

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