Des fonds du FRQSC

Deux professeurs ont reçu des subventions pour de nouveaux projets de recherche sur le numérique en éducation.

26 Mai 2020 à 17H41

Ce concours lancé dans la cadre du programme Actions concertées vise à développer les connaissances sur les usages du numérique les plus susceptibles de favoriser la réussite éducative à tous les ordres d'enseignement. Photo: Getty images

À l’issue du concours du Programme de recherche-action sur le numérique en éducation et en enseignement supérieur du Fonds de recherche du Québec - Société et culture (FRQSC) et du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES) les professeurs Fabienne Venant du Département de mathématiques et Stéphane Villeneuve du Département de didactique, ont reçu au total 281 777 dollars pour de nouveaux projets de recherche. 

Ce concours lancé dans la cadre du programme Actions concertées vise à développer les connaissances sur les usages du numérique les plus susceptibles de favoriser la réussite éducative à tous les ordres d'enseignement.

Développer la pensée informatique

Fabienne Venant (174 683 $)

«Intégration de la programmation informatique en mathématiques et en sciences au secondaire: quels enjeux pour la formation des enseignants?»

Les avancées informatiques récentes, notamment en termes de stockage et d’analyse de données numériques ont fait naître le besoin de démocratiser des compétences informatique avancées, comme la programmation et la robotique. Les compétences liées à l’usage de la programmation informatique et au développement d’une pensée informatique sont au cœur des débats éducatifs. Outre l’essentiel accès aux technologies, jusque dans les milieux défavorisés, les besoins pour développer la pensée informatique relèvent principalement de trois autres  catégories: la création d’activités motivantes et signifiantes; la formation des enseignants, animateurs, éducateurs, conseillers pédagogiques; et la documentation et l’analyse des initiatives mises en place. 

La recherche de Fabienne Venant permettra de recenser les travaux existants sur le sujet; de recenser et d’analyser les ressources partagées par les praticiens; de dégager les critères d’efficacité et de pertinence des pratiques et ressources; de construire des ressources qui mettent en œuvre ces critères; et de développer et d’expérimenter de nouveaux modes d’action, adaptés aux besoins et aux réalités scolaires.

Pour une utilisation éthique, responsable et réfléchie du numérique

Stéphane Villeneuve (107 094 $) 

«Quand la citoyenneté à l’ère du numérique s’invite à l’école: identification et évaluation de pratiques pour favoriser une utilisation éthique, responsable et réfléchie du numérique»

La cyberintimidation est vécue de plus en plus tôt. Les tablettes et d’autres outils numériques se retrouvent désormais dans les mains des enfants dès l'âge de 3 ans. À cet âge, les enfants ne peuvent connaître les dangers associés à certains de leurs comportements en ligne. Il devient nécessaire de les éduquer, le plus tôt possible au primaire, aux enjeux éthiques liés au numérique.

La recherche-action menée par Stéphane Villeneuve a pour objectif d’identifier les pratiques enseignantes les plus susceptibles de favoriser chez les élèves une utilisation responsable et réfléchie du numérique. Se basant sur l’idée que les individus sont à la fois des consommateurs et des producteurs de contenus en ligne et qu’ils doivent détenir des compétences sociales et technologiques pour faire une utilisation responsable et réfléchie du numérique, le chercheur procédera au recensement des pratiques enseignantes actuelles en matière d’éducation aux médias et élaborera  différents types de formation sur la cyberintimidation. 

Afin d’identifier les pratiques enseignantes en lien avec la citoyenneté à l’ère du numérique, 700 enseignants du primaire sont invités à remplir un questionnaire en ligne. Pour parvenir à développer et à évaluer dans l’action des façons d’enseigner l’utilisation responsable et réfléchie du numérique, 18 groupes d'élèves du deuxième cycle du primaire seront mis à contribution. Des enseignants participeront à la construction de quatre types de formation sur la cyberintimidation. D’autres enseignants formeront un groupe contrôle et recevront une formation ponctuelle qu’enseignants et élèves devront évaluer. Un Observatoire sur la citoyenneté numérique en milieu scolaire (OCNMS), regroupant acteurs scolaires et chercheurs universitaires, doit également voir le jour. 

Stéphane Villeneuve vise ainsi à enrichir le cours qui devrait remplacer, au Québec, le programme Éthique et culture religieuse. 

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