Expo virtuelle à la Galerie de l’UQAM

Organisée par une chargée de cours et des étudiants, l’exposition explore la fragilité de nos relations avec le vivant.

21 Avril 2020 à 15H17

Amélie Proulx, Dactyle - Corvus IV et II, 2017, porcelaine, glaçure. Photo: Galerie de l'UQAM

En cette période d’incertitude engendrée par la pandémie de la COVID-19, l’exposition virtuelle Ce qui du monde se prélève permet à l’œil de s’ouvrir, présentée sur le site web de la Galerie de l’UQAM, explore la fragilité et la complexité de nos relations avec le vivant, l’environnement et le territoire dans un contexte d’urgence climatique.

L’exposition et la publication numérique qui l’accompagne (téléchargeable sur le site de la Galerie) sont issues d’une réflexion collective menée par le Collectif 20 dans le cadre du cours «Organisation d’une exposition». Agissant à titre de commissaire de l’exposition, ce collectif regroupe 19 étudiantes et étudiants en histoire de l’art et en muséologie ainsi que la chargée de cours Véronique Leblanc (histoire de l'art).

L’exposition réunit des œuvres des artistes Maude Arès, Amélie Proulx, Giorgia Volpe et Shabnam Zeraati, dont le travail interroge les relations qui se tissent entre les différentes formes du vivant ou du non-vivant. Dans leur pratique, ces artistes remettent en cause la distinction entre nature et culture et développent une diversité d’approches: création de micro-univers se présentant comme des écosystèmes isolés et précaires; agencement de formes hybrides mettant en scène différentes morphologies du vivant; et élaboration de formes témoignant de la construction mouvante des identités à travers leur occupation des espaces.

Mises en dialogue, les œuvres sont élaborées dans une perspective de diversification et de décloisonnement des pratiques. Elles s’intéressent, par exemple, aux métiers d’art et font se côtoyer des matérialités plurielles.

La publication numérique Ce qui du monde se prélève permet à l’œil de s’ouvrir, produite en collaboration avec l’étudiante en design graphique Roxanne Thibert, comprend un essai curatorial, des textes sur la démarche et les œuvres des artistes, un poème de Shabnam Zeraati ainsi que des questions réflexives encadrant les reproductions photographiques des œuvres.

Jeu-questionnaire

Afin de prolonger l’expérience, le public est invité à participer à un jeu-questionnaire en ligne, une façon interactive d’approfondir la réflexion autour de l’exposition et d’y ajouter sa propre touche, grâce à la création d’une carte conceptuelle.

Concours

Pour la durée de l'exposition, le Collectif 20 prendra le contrôle du compte Instagram de la Galerie de l'UQAM. Un concours aura notamment lieu et les participants courront la chance de gagner un abonnement annuel à la revue Vie des arts.

L’exposition se déroule jusqu’au 26 avril prochain.

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