Femmes et filles de science

Des professeures et des étudiantes de la Faculté des sciences proposeront des ateliers interactifs au Centre des sciences de Montréal.

4 Février 2020 à 9H42

Tout comme l'an dernier, la candidate à la maîtrise en biologie Virginie Desse coanimera un atelier sur la génétique, avec observation de nématodes (vers ronds) vivants au microscope.Photo: Faculté des sciences

Plusieurs professeures et étudiantes de la Faculté des sciences participeront à l'événement Femmes et filles de science, qui aura lieu le 9 février prochain au Centre des sciences de Montréal. L'UQAM est la présentatrice officielle de cet événement organisé dans le cadre de la Journée internationale des femmes et des filles de science des Nations Unies dans le but de maintenir et mousser l'intérêt des filles pour la science et la technologie. «Il faut commencer tôt à stimuler les filles à la science et il faut interagir avec elles tout au long de leur cheminement, affirme la professeure du Département des sciences biologiques Claire Bénard. À cet égard, nos étudiantes à la maîtrise et au doctorat représentent des modèles concrets et accessibles pour les jeunes filles qui viendront nous voir. Elles incarnent à merveille la diversité des parcours scientifiques et leur passion est contagieuse.»

L'événement Femmes et filles de science est accessible gratuitement aux filles de 17 ans et moins. «L'an dernier, il y avait des visiteuses de tous âges: des petites filles de 4 ans regardaient avec intérêt des insectes dans les microscopes, des pré-adolescentes participaient avec enthousiasme aux ateliers et des adolescentes de 17-18 ans s'interrogeaient sur la poursuite de leurs études en science», raconte Claire Bénard.

Ateliers interactifs

Dans la section «On s'amuse avec la science», professeures et étudiantes animeront à nouveau cette année des ateliers interactifs. Ces activités thématiques en sciences de l’environnement, biologie, chimie, mathématiques, informatique et en sciences de l’activité physique offriront des défis à la mesure des jeunes scientifiques de tous les niveaux.  

Zone chimie : on proposera une incursion dans le monde des polymères avec une initiation à la fabrication de neige de polymère, comme dans les studios de cinéma. La doctorante en chimie Laurence Savignac transmettra sa passion électrisante pour les piles et, plus particulièrement, pour la cathode. En toute sécurité, participantes et participants apprendront à assembler des piles.

Zone biologie : on pourra y observer les neurones d’un petit être vivant bien particulier, le ver Caenorhabditis elegans. Le ver C. elegans offre un accès génétique et moléculaire extraordinaire, car il est transparent, ce qui permet de voir chacun de ses neurones dans le détail, et qu’il a une très courte durée de vie. Grâce à lui, la chercheuse Claire Bénard peut étudier les effets du vieillissement sur les neurones afin de trouver de nouvelles molécules impliquées dans la protection du système nerveux. Deux candidates à la maîtrise en neurobiologie, Virginie Desse et Marianne Bah Tahe, aideront l’assistance à mieux comprendre ces phénomènes et à observer les neurones des C. elegans en action.

Zone math + TI : avec l’aide des étudiantes, on expérimentera la programmation d’un robot.

Zone sciences de l’activité physique : les scientifiques s’intéressent à toutes les facettes de l’activité physique (biochimique, mécanique, thérapeutique, psychologique, etc.) Dans cette zone, on  pourra tester et comprendre ses capacités cardiovasculaires ainsi que monter sur une plateforme de force et se livrer au test de l’électromyogramme, qui sert à analyser l’influx nerveux dans les nerfs moteurs, les nerfs sensitifs et les muscles.

Zone «urgence climatique» : les changements climatiques bouleversent l’environnement et plusieurs scientifiques s’en préoccupent. Clémence Benoit, candidate à la maîtrise en géographie, utilisera un logiciel de cartographie pour montrer comment se construit une carte de zones inondables. Des étudiantes en sciences de l’atmosphère expliqueront comment s’effectue la collecte des données qui servent à la modélisation et à la simulation des phénomènes météorologiques. On pourra aussi observer les répercussions des inondations sur les arbres. À l’aide d’un binoculaire, il faudra compter et analyser leurs anneaux de croissance, ce qu’on appelle la dendrochronologie. Une maquette hydrogéologique prêtée par la professeure Marie Larocque servira à parler du fonctionnement des eaux souterraines. Enfin, les étudiantes de l’Institut des sciences de l’environnement proposeront de nouvelles habitudes à adopter pour faire sa part pour la planète.

Zone «scientifiques en herbe» : les plus jeunes auront une zone pour s’émerveiller, apprendre et manipuler en compagnie des animatrices des Camps de jour scientifiques de l'UQAM. On pourra notamment y scruter à la loupe les minuscules habitants du terrarium de la professeure Tanya Handa, tels que les cloportes aux allures préhistoriques. On bougera en fabriquant des «coins-coins actifs», on s’initiera à la chimie en changeant la couleur d’une boisson gazeuse et on deviendra des apprentis météorologues en apprenant à reconnaître les différents types de flocons de neige.

Conférences

En plus de participer aux atelier interactifs, cinq étudiantes à la maîtrise et au doctorat prononceront des mini-conférences sur leurs parcours et ce qui les passionne dans leur domaine de recherche. Il s'agit des doctorantes Laurence Savignac (chimie) et Laurence Coursol (sciences de la Terre et de l'atmosphère) ainsi que des candidates à la maîtrise Marianne Bah Tahe (biochimie), Virginie Desse (biologie) et Clémence Benoit (géographie). Ces conférences auront lieu sur la scène de la salle Perspective. Les étudiantes resteront ensuite sur place pour répondre aux questions et discuter de la place des femmes en science.

Portraits

Le Centre des sciences diffuse deux portraits de professeures de la Faculté des sciences: un article de blogue sur Marie-Jean Meurs (informatique) et une vidéo sur Mariève Blanchet (sciences de l'activité physique).

Une carrière en sciences et technologie

Plusieurs entreprises, organisations et établissements d’enseignement œuvrant dans des domaines de pointe tels que l’environnement, les jeux vidéo, l’aéronautique et l’industrie biopharmaceutique seront présents lors de l’événement. On pourra ainsi y rencontrer des femmes inspirantes et découvrir une panoplie de carrières fascinantes en sciences et technologie. Ubisoft Montréal, l'Agence spatiale canadienne, Element AI, L'Oréal Canada, Expedia et Pratt & Whitney Canada font partie des organisations qui seront représentées.

Claire Bénard estime qu'il reste encore du chemin à parcourir en ce qui concerne la place des femmes en science. «Comme société, on a fait des efforts, notamment en mettant en place des mesures administratives favorisant l'embauche des femmes dans des secteurs traditionnellement masculins, et c'est très bien, mais il subsiste des biais inconscients dans plusieurs milieux professionnels et familiaux. D'où l'importance d'accueillir non seulement les filles, mais aussi leur famille afin que leur mère, leur père et leurs frères et sœurs assimilent à leur tour le message: une carrière en science est à la portée de toutes et de tous.»

Des scientifiques inspirantes

La professeure du Département d'informatique Marie-Jean Meurs figure parmi les scientifiques en vedette dans la deuxième saison du balado 20 %, qui sera lancée à l'occasion de la Journée internationale des Femmes et des filles de science, le 11 février prochain. Tous les épisodes de cette série, coproduite par Québec Science et l'Acfas, en collaboration avec le ministère de l'Économie et de l'Innovation du Québec, la Commission canadienne pour l’UNESCO, L’Oréal Canada et les studios PRIM, sont consacrés à des femmes œuvrant dans les domaines de la science et de la technologie. Lors de la première saison, on retrouvait les professeures Ghayda Hassan (psychologie), Chiara Piazzesi (sociologie), Isabelle Marcotte (chimie), et Manon Bergeron (sexologie), ainsi que la doctorante en sémiologie Louise Caroline Bergeron (M.A. philosophie, 2012) et la diplômée Élyse Caron-Beaudoin (M.Sc. biologie, 2013).

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