L’héritage de Claude Castonguay

Le «père» de l’assurance maladie a joué un rôle crucial dans la création de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM.

16 Décembre 2020 à 15H59

Claude Castonguay
Photo: Jean-François Hamelin

L’ancien ministre de la Santé et des Affaires sociales Claude Castonguay, décédé le 12 décembre dernier, a joué un rôle majeur dans la création de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. «L’action et l’influence de M. Castonguay furent déterminantes dans la fondation de cette Chaire et celle-ci lui en est grandement redevable», témoigne le professeur du Département de science politique Charles-Philippe David, qui fut le fondateur et le premier titulaire de la Chaire, dans une lettre ouverte en hommage au disparu publiée dans La Presse+.

Charles-Philippe David souligne à quel point Claude Castonguay a investi «sans relâche de son temps et de ses efforts durant toute l’année 1995 pour faire en sorte que le projet devienne réalité, tant par ses judicieux conseils que par l’aide qu’il a apportée à l’université». À l’inauguration de la Chaire Raoul-Dandurand, en avril 1996, Claude Castonguay fut nommé président de son conseil de direction, un poste qu’il a occupé pendant cinq ans.

Le rapport de la Commission royale d'enquête sur la santé et le bien-être social que Claude Castonguay a présidée de 1966 à 1970 a pavé la voie à la mise en place du système de santé public au Québec, faisant de lui le «père» de l’assurance maladie. Claude Castonguay a été élu député libéral dans Louis-Hébert en 1970. Il a successivement occupé, au cours des années 70, les fonctions de ministre de la Santé et de ministre des Affaires sociales au sein du gouvernement du Québec. Il a été élevé au rang de Compagnon de l’Ordre du Canada, en 1976, et a été nommé officier, en 1991, de l’Ordre national du Québec.

En 2012, l'UQAM avait tenu à lui rendre hommage dans le cadre d’une cérémonie de reconnaissance. Le recteur Claude Corbo avait souligné son engagement et sa contribution exceptionnels à la Chaire Raoul-Dandurand. À cette occasion, Claude Castonguay et les invités d’honneur avaient signé le Livre d’or de l’UQAM.

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