Accompagner les enseignants au collégial

Lauréate du prix Reconnaissance 2020 de la Faculté des sciences de l’éducation, Renée Asselin est conseillère pédagogique à l'École nationale d'aérotechnique depuis 15 ans.

17 Novembre 2020 à 8H28

Série Prix Reconnaissance UQAM 2020
Sept diplômés sont honorés pour leur engagement professionnel, l’impact de leurs réalisations et leur rayonnement. Ce texte est le troisième d'une série de sept articles présentant les lauréats.

Renée Asselin.Photo: Nathalie St-Pierre

Depuis 2005, la conseillère pédagogique Renée Asselin (B.Ed. enseignement en formation professionnelle et technique, 1999; M.Ed. éducation, 2008) accompagne les quelque 50 enseignants – à 90 % masculins – de l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA), affiliée au Cégep Édouard-Montpetit. Un record de longévité dans ce milieu qui connaît un haut taux de roulement. «Dans le milieu collégial, je suis l’une des rares de ma profession à occuper la même chaise depuis aussi longtemps, raconte celle qui a remporté, en 2015, le prix Vecteur pédagogique de l’Association québécoise de pédagogie collégiale. J’adore aider les gens, aller dans les classes, être le troisième œil.»

Renée Asselin amorce, au tournant des années 1990, un certificat en gestion des ressources humaines à l’UQAM. Elle poursuit ensuite au bac en formation professionnelle et technique, qu’elle termine en 1999. «Le cours de micro-enseignement, donné par le professeur Juan Manuel Wood, a été pour moi une révélation et m’a incitée à poursuivre à la maîtrise», dit-elle. Elle complétera ses études de 2e cycle durant les années 2000, tout en étant enseignante au DEC en microédition et hypermédia au Cégep Édouard-Montpetit, de 1999 à 2005, puis de conseillère pédagogique à l’ÉNA à compter de 2005.

En 2007, elle met sur pied un programme d’accueil des nouveaux enseignants, qui ont habituellement un parcours de formateurs en milieu de travail. «Il y a un monde de différence entre enseigner à des adultes, qui sont payés pour suivre une formation et qui vont réinvestir les nouvelles connaissances dans leur emploi dès le lendemain, et enseigner à une quarantaine de jeunes de 17 ans, dont plusieurs ont des besoins particuliers et qui se demandent s’ils ont choisi le bon programme», souligne-t-elle. Les principales interventions auprès des nouveaux venus dans l’enseignement concernent donc la gestion de classe, entre autres les retards ou l’utilisation du cellulaire.

Les enseignants d’expérience viennent aussi la rencontrer pour obtenir du soutien auprès d’étudiants qui ne progressent pas à leur satisfaction. «La porte de mon bureau est toujours ouverte, que ce soit pour discuter ou simplement pour se taquiner.»

L’ambiance de travail est certainement l’un des facteurs qui motive toujours Renée Asselin à se présenter au boulot après 15 ans. «Quand je suis arrivée à l’ÉNA, j’avais le mal de l’air. Mes collègues m’ont transmis leur passion des avions, et ils ont même réussi à me faire faire un tour d’hélicoptère et à monter dans un petit avion CESSNA. Nous sommes vraiment une famille tissée serrée!»

Voir La pédagogie, une vidéo produite par Urbania pour souligner son prix Reconnaissance.

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