Projet Résilience UQAM

Le nouveau programme d’accompagnement vise à mieux outiller les étudiants pour faire face à la pandémie.

15 Septembre 2020 à 14H09

Série COVID-19: tous les articles
Les nouvelles sur la situation à l'Université entourant la COVID-19 et les analyses des experts sur la crise sont réunies dans cette série.

Le programme d’accompagnement à distance s’articule autour du thème de la résilience. Photo: Getty Images

Dans l’objectif de soutenir les étudiants pour mieux faire face aux difficultés liées à la pandémie, les Services à la vie étudiante (SVE) lancent le Projet Résilience UQAM. Le programme novateur d’une durée de six semaines s’articule autour du thème de la résilience. Ce programme d’accompagnement à distance, rendu possible grâce à la collaboration de l'équipe de soutien psychologique des services-conseils des SVE, débutera le 21 septembre prochain.

«Le contexte de pandémie amène son lot d’épreuves et nécessite de développer sa résilience, soit la capacité dont fait preuve un individu pour retrouver sa vitalité et continuer à avancer, après avoir vécu des difficultés ou un traumatisme», explique le psychologue aux services-conseils des SVE Christian Melançon. Pour les étudiants, la rentrée ajoute une source de stress, fait remarquer celui qui est à l’origine du projet en collaboration avec sa collègue Isabelle Hallé.

Court et ludique, le programme a pour objectif de rejoindre le plus grand nombre possible d’étudiants tout en contribuant à augmenter la résilience de la communauté uqamienne.

Le programme d’accompagnement prend la forme d’une page web dans laquelle on retrouve diverses activités à faire et des stratégies afin de renforcer et de maximiser sa résilience. Chaque semaine, un thème sera proposé en lien avec les six composantes les plus souvent associées à la résilience. Le thème de la première semaine sera dédié à la création d’une routine de mieux-être et à l’adoption de bonnes pratiques pour mieux gérer le stress et l’anxiété. La souplesse émotionnelle ou la tolérance à l’incertitude feront aussi partie des thématiques abordées.

Les participants noteront leurs réflexions dans un journal de bord téléchargeable en format pdf sur la page web. «Pour mettre en pratique les éléments proposés durant la semaine, un défi sera lancé aux étudiants», précise la psychologue Isabelle Hallé. L’inscription n’est pas obligatoire pour participer au projet, mais il est bon de le faire pour recevoir par courriel un rappel des prochaines activités, suggère son collègue.

La professeure du Département de psychologie Pascale Brillon, également directrice du Laboratoire de recherche trauma et résilience, a collaboré au contenu des textes et des capsules vidéo. La chercheuse y explique les éléments théoriques propres à chaque thème. Les participants pourront aussi visionner des témoignages d’étudiants sur la situation actuelle. «Ces jeunes racontent comment ils ont vécu les débuts de la pandémie, ce qu’ils ont réussi à mettre en place pour surmonter leurs difficultés et ce qu’ils retiennent de l’expérience, décrit Isabelle Hallé. Ces témoignages sont très parlants pour les étudiants puisqu’ils font référence à une expérience commune.»

Les participants qui souhaitent poursuivre leurs réflexions auront accès à une boîte à outils dans laquelle ils trouveront des suggestions d’articles à lire, de baladodiffusions à écouter ou de capsules à regarder.

«Les stratégies proposées dans le programme peuvent aider les gens à surmonter n’importe quelle expérience difficile comme un deuil ou une rupture amoureuse», précise Christian Melançon.

Le Projet Résilience s’inscrit dans la foulée des cafés-rencontres virtuelles mises en place depuis l'été. Lors de ces séances d’entraide animées par des professionnels du soutien psychologique des SVE, les étudiants échangent sur leurs préoccupations et partagent leurs stratégies pour mieux prendre soin d’eux tout en brisant l’isolement. Les cafés-rencontres auront lieu les 22 et 24 septembre prochains.

Une page Facebook commémorative des événements fait partie des futurs projets. «Il s’agit d’une plateforme de partage où les témoignages pourront prendre diverses formes: un récit, une œuvre d’art, un poème. Les étudiants seront invités à livrer leurs impressions», annonce Isabelle Hallé.

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