La relance de Montréal passe par les universités

Les dirigeants d’universités montréalaises unissent leurs voix dans une lettre ouverte.

30 Octobre 2020 à 9H04

La rectrice Magda Fusaro cosigne le texte paru dans La Presse et The Gazette.Photo: Stéphanie Bolduc

La pandémie a remis au centre de l’attention le rôle essentiel du savoir et de la science, puis des universités qui en sont le lieu d’émergence», déclarent les dirigeants des institutions universitaires montréalaises, dont la rectrice Magda Fusaro, dans une lettre ouverte publiée dans La Presse Plus et dans The Gazette. Intitulé «Relançons Montréal en misant sur nos universités», le texte plaide pour que l’on tire pleinement parti des universités et que l’on pousse encore plus loin la relation entre la ville et ses établissements universitaires.

«Première ville du Canada pour l’intensité de la recherche, son écosystème, structuré autour de onze universités et de trois hôpitaux universitaires, est nourri par des investissements majeurs des différents fonds de recherche scientifique. Ainsi, nos équipes sont à pied d’œuvre pour atténuer les conséquences de la crise», rappellent les auteurs de la lettre, qui assurent que les universités seront aussi au rendez-vous pour appuyer la communauté du Grand Montréal dans les changements accélérés qui se profilent à l’horizon.

«Qu’il s’agisse de repenser l’aménagement des villes pour qu’elles répondent à la réalité post-pandémie, de préparer notre réponse aux changements climatiques, d’accélérer le déploiement éthique des technologies dans l’économie ou encore, de redéfinir les règles du vivre ensemble alors qu’on ne tolère plus les inégalités structurelles et le racisme systémique, la profondeur de l’expertise de nos professeurs et chercheurs et le fait qu’ils soient connectés à des réseaux de savoir internationaux sont le gage de la qualité de leur contribution», affirment les chefs d’établissements.  

Tôt ou tard, soulignent-ils, Montréal et ses campus reprendront vie. «Notre métropole est une ville vibrante grâce, notamment, à l’énergie insufflée par nos universités et par les quelque deux cent mille étudiants universitaires, dont trente-cinq mille étudiants internationaux, qui y évoluent. Tirons-en parti. Relançons Montréal en misant sur nos universités», concluent les signataires de la lettre.

PARTAGER