Trois projets en arts numériques à Laval

Des créateurs de l’UQAM développeront ces projets dans le cadre du Pôle lavallois d’enseignement supérieur en arts numériques et économie créative.

20 Novembre 2020 à 9H33

Photo: Shutterstock

Des créateurs de l’UQAM sont impliqués dans trois des huit projets retenus dans le cadre de l’appel à projets effectué plus tôt cette année par le Pôle lavallois d’enseignement supérieur en arts numériques et économie créative (PLAN). Il s’agit des projets Déambulation numérique, Rencontres fragiles et Espace transformateur.

Soutenu par le ministère de l’Enseignement supérieur, le PLAN regroupe le Collège Montmorency, l’UQAM et l’Université de Montréal. Sa mission est d’assurer une réponse concertée aux défis de la formation et de la recherche engendrés par le développement des arts numériques en enseignement supérieur.

Les projets sélectionnés devaient viser le développement de la formation interordre (cégep/université) et la réalisation de projets interinstitutionnels dans les domaines reliés aux arts numériques à Laval. «En unissant les expertises dans le cadre de ces projets, il sera possible de développer et de valider de nouvelles pratiques en plus de sensibiliser les étudiants à ce domaine, qui connaît un essor substantiel depuis quelques années», a souligné le vice-recteur à la Vie académique Jean-Christian Pleau, qui participait au dévoilement des projets retenus, le 19 novembre dernier.

Déambulation numérique

Parmi tous les projets, le projet Déambulation numérique est le seul ayant été retenu dans les trois volets de l’appel de projets – formation, projet en arts numériques, espace pour les arts numériques.

Proposé par le Cégep régional de Lanaudière, l’UQAM et l’entreprise lavalloise Creative Lab, il consistera en la réalisation d’un parcours déambulatoire lumineux magnifiant la nature et les infrastructures des lieux l’accueillant. Il s’inspirera de l’esthétique de la bioluminescence.

Le professeur de l’École des médias Jean-Sébastien Senécal (alias Sofian Audry), le chargé de cours et doctorant en communication Danny Perreault et un groupe de finissants du baccalauréat en médias interactifs sont impliqués dans le projet.

Le volet Formation comprendra des activités pédagogiques impliquant les étudiants des deux ordres d’enseignement dans les espaces de Creative Lab à Laval. Le volet Projets en arts numériques comprendra les activités liées au développement du projet déambulatoire et sa présentation dans l’espace public, c’est-à-dire trois installations numériques se révélant à ceux qui progresseront sur ce chemin mystérieux. Le volet Espace pour les arts numériques visera l’aménagement de l’espace-studio Creative EXP à Creative Lab pour l’accueil des étudiants du cégep et de l’université, lors de la formation, mais également pendant la période de production du projet. L’espace sera aménagé pour recevoir des petits groupes d’étudiants venus se former, participer à des ateliers d’idéation, faire du développement technologique et construire des prototypes de projets académiques en utilisant des équipements de pointe difficilement accessibles dans leur établissement d’enseignement.

Rencontres fragiles

Le projet en technochorégraphie Rencontres fragiles propose la réappropriation innovante de l'œuvre chorégraphique de Martine Époque, le Sacre du Printemps, et l’intégration de projections numériques créées à partir d’un travail de capture de mouvement humain et de traitement de l’image. Le professeur associé au Département de danse Denis Poulin, qui avait coréalisé le film CODA à partir de l’œuvre chorégraphique de Martine Époque, fait partie de l’équipe ayant soumis ce projet.

Une production spectacle multidisciplinaire à la salle André-Mathieu de Laval est prévue. Cette création originale et intergénérationnelle impliquera des professeurs, des chercheurs, des étudiantes et des artistes professionnels sur une scène où arts vivants et arts numériques seront interreliés. Ce projet est une initiative du Collège Montmorency et de l’UQAM.

Espace transformateur

Chapeauté par le Cégep de Saint-Jérôme, l’UQAM et des artistes multidisciplinaires lavallois, le projet Espace transformateur a pour but la création d’un espace transformateur pour les enseignants, les étudiants, les chercheurs, les intervenants et les artistes, à partir d’un lieu physique situé à Laval. La professeure Isabelle Mahy, du Département de communication sociale et publique, fait partie de l’équipe ayant proposé ce projet.

Le souhait est aussi de valoriser et de donner accès à de nouveaux espaces dans un cadre collaboratif et interdisciplinaire dédiés à la création et à la formation en arts numériques. Les formations aux étudiants en mapping, motion design, et immersion, entre autres, seront offertes dans une perspective interordre (professeurs-chercheurs, praticiens) et pourront prendre diverses formes de façon présentielle et à distance.

Les membres du jury

Tous les projets retenus par le PLAN seront réalisés au cours de l’année 2021-2022. Soulignons qu’ils ont été évalués et choisis par un jury composé de deux représentants du Comité de gouvernance dans les deux ordres d’enseignement, de trois professeurs de chaque institution membre du PLAN, parmi lesquels Éric Raymond, de l’École des arts visuels et médiatiques, et de deux membres externes.

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